Journal de bord Décembre 2011
Lundi 02 janvier , Phucket Thailande
01 janv 2012, Phuket, Thaïlande Récit 198- Cat Mousses - Bonne année 2012!
Le 27 déc, on navigue vers une des îles du parc national de Ao Phang Nga
pour y explorer le Talay Nai cave, plus communément appelé le Bat Lagoon.
C'est toute une expédition car on ne peut entrer dans la caverne qu'à
mi-marée. A notre première tentative, grand-maman est assise dans un
kayak avec Catherine à la rame; dans l'autre kayak, grand-papa, Nicolas
et Antoine et dans l'eau, équipés de masque et palmes (René, Thomas et
moi). Le courant est fort, l'eau baisse à vue d'oeil, on accroche le
fond partout, on est tout coupés à force de se cogner contre des rochers
et quand on se lève debout, on s'enlise dans la boue. Mais qu'est-ce qu'elle
a de si beau cette caverne, il faut que ce soit plus que la colonie de
chauves-souris suspendues au-dessus de nos têtes, que l'on distingue sous
le reflet de nos torches dans la noirceur la plus totale. Décidément,
nous sommes un peu déçus de notre expédition.
Voyant la quantité de touristes qui débarquent ici chaque jour, on décide de
retenter notre chance le lendemain matin, mais cette fois René et moi seulement,
chacun dans notre kayak, en suivant un groupe de touristes qui s'apprêtent
justement à entrer, tous à la queue leu-leu dans leurs kayaks dirigés par les
guides locaux. Wow! Cette fois, le timing était bon et nous avons compris
l'attrait de cet endroit, c'est magique de se promener en kayak dans cette
énorme caverne noire remplie de stalactites et de chauves-souris qui mène à
un lagon secret intérieur abrité par d'imposantes falaises de roches. On peut
y circuler et faire le tour d'arbres de mangroves en plein centre du lagon.
C'est si beau que René commence à caresser l'idée de créer une 'earth-cache'
dans cette grotte naturelle.
En fin de PM, nous recevons la visite d'un pêcheur local, qui nous pointe du
doigt, dans le fond de sa barque, de belles grosses crevettes fraîchement pêchées.
Si ça nous intéresse? Mais bien sûr que ça nous intéresse! On lui achète sa
prise que je prépare en sauce coco-curry pour le souper. Nous avons même pu
obtenir un crabe en extra que nous avons échangé pour une canette de Coca et
de Fanta. Un bel échange qui nous aura fait un bon festin pour le souper.
Au matin du 28, nous partons visiter l'île la plus prisée de Phuket, soit l'île
de James Bond, dans la baie de Phang Nga. Encore une fois très touristique,
mais bon, tant qu'à être rendus, autant aller la visiter. Aujourd'hui, notre
Nicolas, qui est victime de diarrhées depuis le 24 Déc, commence à sérieusement
dépérir. Il fait des pics de fièvres un peu tous les jours et là, après 5 jours,
sa fièvre monte quand même encore à 103.8. Il faut faire quelque chose avant
qu'il se déshydrate complètement car depuis deux jours, il vomit aussi et se
montre de plus en plus faible. Avec le téléphone satellite, nous téléphonons à
notre super Doc Deagle qui, comme nous le soupçonnions, nous somme de commencer
à l'instant un traitement de Cipro. (Finalement, Nicolas nous aura fait assez
peur pour que je considère même lui installer un soluté pour le réhydrater.
J'ai beau avoir tout ce qu'il faut à bord... Installer un soluté...disons qu'à
part une fois dans mon salon, lors de notre rapide entraînement médical en rafale
dans les semaines qui ont précédé notre départ en 2008... Je ne suis pas très
à l'aise avec cette procédure. Mes prières ont été exaucées et Nicolas a fini
par reprendre le dessus de lui-même et maintenant il est complètement rétabli.
Vivement le Cipro!)
Le matin du 29, on ne peut résister et on retourne à (Bat Lagoon), il faut
absolument que grand-papa, grand-maman et les enfants voient cette grotte. On
attend le moment idéal et ils s'élancent dans la caverne à bord de leur kayak.
Grand-maman ne le dit pas, mais on la sent un peu nerveuse et avec raison, c'est
que c'est impressionnant que de pénétrer dans cette caverne obscure sans savoir
ce qui nous pend au bout du nez. Il y a un assez fort courant et il n'y a que
très peu d'espace pour manoeuvrer. Mais tout de même, grand-maman a confiance en
sa Catherine, qui relève le défi haut la main, bien qu'un peu épuisée par l'effort
physique au retour. Mis-à-part un petit chavirement, tous se rendent dans le
lagon et ils ont même la chance d'y voir quatre singes macaques. Une bien belle
aventure! Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le chavirement, ce sera
à vous de faire votre petite enquête auprès des Magogois. René et Thomas ont même
réalisé leur rêve de créer leur 'Earth-cache' en cet endroit. Voyons voir si
la soumission qu'ils s'apprêtent à envoyer, sera acceptée par le conseil
d'évaluation des Earth-caches. A suivre.
Ce midi, nous nous trouvons sur une petite île déserte, devant laquelle nous ancrons
le bateau et, seuls au monde, nous débarquons sur l'île pour aller faire un BBQ
comme on les aime tant. Cette activité restera toujours ce que nous préférons au
dessus de tout. Grand-papa et grand-maman ont bien aimé leur expérience aussi.
Un peu plus chaude que leurs sorties de BBQ en motoneige, mais tout aussi magique.
Nous avions installé notre malade à l'ombre, sur une chaise bien confortable et nous
nous sommes empiffrés de banique, saucisses et guimauves grillées, le tout BIEN arrosé
de divers rafraîchissements.... Question de s'éviter une fâcheuse déshydration.
Le 30 déc, on navigue vers Ao Chalong où on débarque à terre pour aller faire un
peu de lessive et d'épicerie. On rencontre des copains de quelques bateaux que
nous n'avions plus revus depuis plusieurs mois, voire un an et demi et on termine
la journée avec des burgers absolument délicieux sur Cat Mousses.
Le 31 déc, nous naviguons vers Patong Beach. On va faire un tour à terre en PM, plus
touristique que ça tu meures, ça grouille de touristes de partout dans le monde, dont
beaucoup d'Européens. C'est à voir mais quand même, on n'a jamais été aussi contents
de revenir au bateau, surtout sachant que ce soir, on défonce la nouvelle année entre
amis sur Cat Mousses. Hier, nous avions rencontré les copains des bateaux Matajusi
et de Pirates.com et en faisant notre épicerie, devant les comptoirs de surgelé,
il avait été décidé de nous rassembler le 31 au soir sur Cat Mousses, les tâches ont
été distribuées et voilà, tout était organisé.
Donc la soirée du 31 déc, fut une soirée très colorée d'échanges culturels de toutes
sortes puisque Lilian et Sylvio de Matajusi sont des brésiliens et Cyril, Magali et
Jonathan de Pirates.com sont des français. Les français avaient apporté les entrées,
un magnifique montage de brochettes de rouleaux de feuilles de Brick de toutes sortes
(Nam au thon, samosa aux légumes et crabe cakes). Les brésiliens nous ont préparé
le plat principal ( des pâtes nappées de Ox Tails (queues de vache, tendres à souhait
cuites dans un succulent bouillon) et une espèce de salade de pommes de terre aux
pommes et raisins dans une mayonnaise maison. Et nous, on a fait quoi? La mayonnaise
maison pour la salade et notre dessert le plus québécois... des grands-pères au sirop
d'érable.
Ce fut une bien belle soirée, sur le bateau les conversations s'entremêlaient, tantôt
en anglais, en français, en portugais, en langage des signes et même en espagnol.
Nous avons sorti les instruments, Sylvio et ma mère à la flûte, Cyril et René à la
guitare, et mon père nous a joué un peu de tout, même de la cuillère. On a joué à
deviner les mimes (l'équipe des enfants et grands-parents contre les adultes). Et
tout ceci, sous une explosion de feux d'artifices qui provenaient de partout tout
autour de la baie. Il y avait aussi des lanternes lumineuses, que les gens achetaient
pour faire un voeu avant d'allumer le tout et le laisser s'envoler. Ca faisait comme
des milliers de petits ballons rouges illuminés qui dansaient dans le ciel. Franchement,
il y avait de l'ambiance et nous ne nous sommes pas couchés avant 03h00 du matin.
Aujourd'hui, premier de l'An, nous nous promettons un gros brunch du jour de l'An et
puis... on verra, mais ce que je sais c'est que ce soir, mes parents nous sortent.
Ils ont réservé dans un chic restaurant thaïlandais où en plus, il y aura un spectacle
de danse thaïlandaise. Une belle soirée en perspective.
Note: Finalement, ce souper s'est révélé un délice indescriptible. Le buffet était non
seulement magnifique pour les yeux, mais succulent. Il a fallu user de stratégie pour
réussir à se garder une petite place pour goûter à tout ce qui nous faisait envie.
J'en ai encore l'eau à la bouche rien que d'en parler. Nous avons échangé nos résolutions
pour l'année 2012 et il a fallu, à la fin, que je surveille mon père. En effet, après
avoir fait sa tournée de la piscine et des installations de ce chic hôtel, il lorgnait
du coin de l'oeil, la douche de la salle de bain. Il n'aurait pas fallu qu'il trouve
de serviette car ça y était, il quittait la table pour aller se doucher. Il est revenu
au bateau penaud, se contentant d'une douche froide, eau salée puis eau douce, sous la
pluie, sur le patin arrière de Cat Mousses. Le carosse de Cendrillon venait de reprendre
sa forme initiale de citrouille et vlan! Fini le grand luxe, retour à la réalité!
Mais blague à part, j'exagère un peu car au fond c'est moi qui encourageait mon père à
se prévaloir de la douche de l'hôtel, mais gêné comme on le connait (hum hum!), il n'a
pas osé.)
Bonne Année 2012 à tous nos lecteurs, parents et amis! De l'amour, du bonheur et
de la santé, car après tout, c'est ce qu'il y a de plus précieux dans la vie.
Mardi 27 décembre , Phucket Thailande
26 Déc 2011, Phuket, Thaïlande
Récit 197 - Cat Mousses - Noël en famille
Nous sommes revenus de Bangkok le 21 Déc; malgré une légère faiblesse du
frigo, Cat Mousses se portait bien. Nos amis les fourmis s'étaient bien
amusées en notre absence, mais nous avons repris notre chasse nocturne. Le
soir de notre retour, Thomas avait un exposé oral de 3 minutes à faire à une
classe de secondaire 2 de l'école St-Martin à Laval (Mtl) via Skype. Son
exposé traitait de la question suivante: Les nouvelles technologies sont-elles
vraiment profitables pour les jeunes? C'est toujours une expérience fort
enrichissante que de communiquer en direct avec une classe. Ça nous rebranche
un peu à ce qui se passe dans la vraie vie, dans les écoles de chez nous.
Pour la journée du lendemain, question de visiter Phuket un peu et d'aller
refaire nos emplettes pour remplir le frigo, nous avons loué une minivan
(avec chauffeur) pour la journée. On s'est promenés un peu partout sur l'île
de Phuket, nous arrêtant dans une manufacture de 'cashews', une ferme de perles,
une volière de papillons. Nous avons aussi visité un temple, de beaux points
de vue panoramiques et nous nous sommes arrêtés dans un village gypsy à la
plage de Rawai. Le midi, alors que nous dînions dans un petit resto (on ne peut
plus local), nous avons fait la rencontre d'un monsieur de Laval (Mtl), un
dénommé Philippe Charbonneau.
Le 23 et le 24 déc, pendant que René faisait un peu d'entretien et que grand-papa
et les enfants faisaient de la piscine, les filles faisaient tout plein de popote
des Fêtes: boeuf bourguignon, préparation à tourtière, carrés aux dattes, carrés
nanaïmo, fudges blancs aux biscuits oréo, le tout au son de la musique de Noel.
L'ambiance était au rendez-vous. Le soir du 24, Antoine, avant d'aller se coucher,
a préparé un petit snack (buffet) pour le Père Noël: les traditionnels biscuits,
mais aussi une tranche de pain coupée en 4 parties et beurrées de 4 garnitures
différentes. Il a obtenu du succès dans son entreprise et le Père Noël est bel et
bien passé cette nuit-là. Au petit matin, après avoir assemblé et mis la tourtière
au four, nous avons ouvert les cadeaux et ce fut un bien beau Noël. Les trois plus
jeunes ont offert le tricot (mini couverture), sur lequel ils avaient travaillé,
quatre mois durant cette année, et le Père Noël nous avait réservé de belles
petites surprises à tous.
En après-midi, nous sommes allés faire une saucette à la piscine et avons rencontré
Jacques et Josée d'Alexandre IV qui sont venus prendre un verre sur Cat Mousses avec
Guillaume (le fils de Jacques) et sa copine Isabelle. Nous avons dégusté la succulente
tourtière au souper ( oncle Bernard, tu aurais vraiment dû l'acheter ton vol direct
(Dolbeau - Bangkok) tu as manqué quelque chose!). Ma mère fait la meilleure tourtière
du monde... même en Thaïlande!

La journée du 26 s'est passée à regarder des films de famille en se remémorant les
bons souvenirs, à jouer au Canasta toute la famille, faire de la piscine et prendre
une marche dans le petit village musulman à proximité de notre marina. Nous avons
refait les emplettes et ce matin, 27 déc, nous entamons le troisième leg de notre
aventure en famille. Nous sommes actuellement en mer, en navigation vers les petites
îles paradisiaques du coin. Ce ne seront que de courtes navigations de quelques
heures tout au plus, mais pour l'instant les troupes se portent bien et les coeurs
tiennent bon.
Joyeuses Fêtes à tous nos lecteurs.
Jeudi 22 décembre , Bangkok Thailande
18 Déc 2011, Bangkok, Thailande
On s'amuse à Bangkok
Jour 2:
On décide de commencer la journée par un arrêt
au centre d'information touristique. Cette simple activité est une aventure
en soi, on a beau être sur nos gardes, ils sont habiles pour nous endormir ces
chauffeurs de Tuk-Tuk . Nous étions assez conscients de leur "game" et nous
nous sommes laissés faire, car après tout, nous avions du temps devant nous,
ça ne coûtait pas cher et pendant qu'ils nous trimballaient à essayer de nous
faire acheter des excursions et des habits de soie sur mesure, nous visitions
la ville. Nous nous sommes quand même rendus à bon port, à l'embassade de
l'Inde, pour s'informer des visas et avons passé quelques heures dans le coin.
Nous avons terminé la journée par un arrêt au temple de Wat Po, le plus ancien
et le plus grand des temples bouddhistes de Bangkok. Nous y avons vu le le
majestueux bouddha couché, représentant Bouddha couché sur son lit de mort.
Cette statue, fait 45 m de long par 15 m de haut et ses pieds sont incrustés
de nacre ce qui représente les 108 états de Bouddha. Comme Wat Po est aussi le
lieu de naissance du massage Thai traditionnel, nous nous sommes offerts un
massage Thai d'une heure. Ouilluoilllouillle! C'est que ça fait mal ces massages!
Ils ont le don pour s'acharner sur les petits nerfs, mais ça fait quand même
un grand bien.
Jour 3:
Nous partons à l'aventure pour trouver le marché flottant de Taling Chan situé aux
abords du canal qui contourne Thonbury, l'ancienne capitale de la Thailande. Ce
fut l'une de nos plus belles sorties à Bangkok. Ce marché, ouvert en 1987 est très
local et comporte très peu de touristes. Nous avons donc pu nous imprégner du rythme
local en nous offrant un succulent repas assis sur des petits bancs très bas en
plein coeur de ce marché flottant. Le plus difficile fut (mis-à-part se relever de
son petit banc pour mémé) de choisir ce qu'on mangerait, chacune des petites barques
nous semblant toutes plus alléchantes les unes que les autres. Un pur délice pour les
yeux. Finalement nous avons opté pour un assortiment de tout ce qui nous plaisait et
nous avons partagé le tout. Quelle belle expérience! Ensuite nous allons au centre
commercial de Siam Paragon. Ouvert il y a 6 ans, ce gigantesque centre d'achats et
de divertissements figure parmi l'un des plus gros en Asie et fait la fierté de Bangkok.
Thomas fait l'achat dont il rêve depuis au moins un an : un Ipod. En additionnant tous
les sous économisés depuis les derniers mois, plus les cadeaux en argent des grands-parents,
des parents et de la famille, il arrive à amasser la somme nécessaire à son achat. Mon
petit doigt me dit que ses frères suivront sous peu dans la même lancée. Aujourd'hui
nous atteignons le total de 99 géo-caches... Plus qu'une avant le chiffre magique de 100!
Jour 4:
Ce matin, dimanche, grand-papa et grand-maman nous payent un Brunch à notre hôtel. Inutile
de dire que les enfants sont super contents... Un Brunch! Rien ne peut leur faire plus
plaisir. Depuis le début, nous déjeunons à la chambre avec des pâtisseries fruits et yogourt
achetés au coin de la rue mais là, un Brunch! Après quelques heures passées à la piscine
à faire des courses de longueurs de diverses nages avec grand-papa, nous partons en ville.
Nous commençons par visiter le temple monastère de Wat Arun, ce temple bouddhiste construit
dans la période d'Ayutthaya au 18e siècle. Aussi appelé temple de l'aube, il est spécialement
beau sous les rayons du coucher et lever de soleil. Ce temple est reconnu pour les mosaïques
de porcelaines chinoises qui ornent ses parois mais surtout pour la beauté de la vue qu'il
offre du haut de sa pagode centrale haute de 70 mètres. Ensuite, nous louons des vélos
(gratuits), pour faire un circuit de géo-caches, avec René en tête, qui nous guide avec
l'Ipad. La première cache de la journée n'est rien de moins que la centième cache de nos
géo-cacheurs en herbe, ils ne sont pas peu fiers. Nous allons ensuite prendre un repas
bien mérité dans un pub irlandais. Nous sommes juste à l'heure pour le 'last call' du
Happy Hour et en plus, il y a un spécial sur l'assiette de Roast Beef, le bon vieux repas
britannique, traditionnel du dimanche. Ça fait du bien après cet effort physique de
l'après-midi. On peut dire en tout cas, qu'Antoine a tout donné, pour monter ce vélo trop
gros, trop haut et trop lourd pour lui.
Comment il y est arrivé, on l'ignore encore mais, avec l'agilité qu'on lui connait, il a
vite trouvé des trucs pour monter et descendre de sa grosse bicyclette comme un vrai petit
champion. Il a rasé la catastrophe une couple de fois, mais s'est récupéré illico à chaque
fois. On termine la journée au marché de nuit de Patpong. Les enfants n'en peuvent plus,
il faut rentrer. Et nous qui disions qu'il n'y avait rien au programme... Mine de rien
l'horaire est .... quand même assez chargé!
Jour 5:
Ce matin, nous commençons par arpenter le marché de fleurs et ses allées odorantes.
Grand-papa a trouvé les arrangements floraux si beaux qu'il a choisi sa couronne funéraire!
Puis nous retournons au centre d'achats Siam Paragon. Avec leur argent, les enfants terminent
leurs achats de Noel: un pyjama Paul Frank pour Catherine et des Ipod pour Nicolas et Antoine.
Ensuite, nous faisons plaisir à René et nous joignons aux confrères (de sa nouvelle secte)
pour petite rencontre amicale des géo-cacheurs de Bangkok dans un pub en ville. Des vrais
fanatiques! Nous prenons une bière et échangeons quelques 'travel bug'. Nous finissons la
journée par un petit souper à notre 'shaby shack' préféré comme l'appelle les enfants.
Je ne sais pas ce qui m'arrive ce soir-là, mais j'ai ma journée qui me rentre dans le corps.
Mes parents eux, dans leur super forme, sont encore plein d'énergie, mais moi je me sens
bizarre. Par question d'orgueil je ne vous en aurais pas parlé, mais bon, ma maman m'y oblige.
Je ne le dirai pas trop fort, mais... je me suis évanouie dans le resto ce soir-là. Pourquoi,
je ne le sais toujours pas, mais en recevant mon assiette j'ai réalisé que rien ne rentrait,
je n'avais pas faim dutout. Puis tout s'est mis à tourner, je me suis levée pour me diriger
vers la salle de bain et heureusement que toute la famille m'a suivie, car ce sont eux qui
m'ont attrapée les deux fois où je me suis évanouie, chemin faisant. C'est que je ne rajeunis
pas, je n'arrive même plus à suivre mes parents!
Jour 6:
Aujourd'hui, depuis le temps que j'harcèle les troupes avec ça, je réussis enfin à attirer le
groupe pour un massage de pieds. Wow! Nous avons flotté sur un nuage pour le reste de
l'avant-midi suivant ce massage. Puis nous nous arrêtons dans une échoppe sur le coin de la rue
pour dîner. Nous ne sommes pas trop certains de notre choix mais finalement, il s'est avéré
que nous avons mangé un riz frit absolument délicieux, et tout ça pour la modique somme de
1.50$ l'assiette. René nous a ensuite amené sur une balade que ma mère a qualifié de
'vélo-suicide'. Assez sportif comme expérience, nous avons finalement compris le pourquoi
de la gratuité de cette location. En effet, ils devraient nous payer pour louer ces vélos.
Serpenter au travers de la dense circulation de Bangkok et valser entre les motos, Tuk-Tuk
et voitures requiert un effort et une attention assez soutenus. Pas super sécuritaire comme
activité avec les enfants et une fois de plus, Antoine nous a ébahi par son agilité. Au cours
de notre balade à vélo, nous nous sommes arrêtés au Musée national des barges royales pour y
voir les embarcations dorées du roi. Bien que le musée était fermé jusqu'au début janvier,
nous avons quand même pu apercevoir deux des barges qui venaient d'ailleurs, tout juste
d'être ramenées au bercail, une fois les eaux des inondations résorbées. Pour finir, fatigués
de notre journée, nous avons décidé de nous offrir un retour à l'hôtel en taxi, sauf qu'en fin
de PM, le traffic est si dense qu'il devient impossible de trouver un taxi disponible. Nous
avons fini par dénicher un Tuk-Tuk libre, mais un seul.... Je vous mets au défi de faire entrer
8 personnes dans un Tuk-Tuk. Impossible mais vrai, nous y sommes arrivés! Ma mère et moi,
nous sommes ensuite offerts un dernier petit traitement, cette fois un 'scrub' pour nettoyer
la corne sous les pieds. Nous avons terminé la soirée sur une terrasse au bord de l'eau,
dans notre bon petit resto du premier soir, question de finir en beauté notre trépidante
semaine d'aventures à Bangkok. Et c'est ce qui conclut notre première semaine d'aventures
avec mes parents. Je me trouve actuellement sur l'avion qui nous mène à Phuket, où nous
passerons le prochain leg du voyage sur Cat Mousses, à naviguer entre les diverses belles
plages de ce lieu tant prisé de villégiature.
A suivre...
<pre>Vendredi 16 décembre , Bangkok Thailande
16 déc 2011, Bangkok, Thailande
Le jour tant attendu est finalement arrivé, grand-papa et grand-maman sont
arrivés! Youppii! Nous les avons retrouvés à l'hôtel, il y a deux jours,
le 14 déc, en fin de PM. Contents de nous revoir.... Il n'y avait pas de
mots pour décrire notre joie. Enfin!
Mes parents ont fait bon voyage et se sont rendus à bon port, mais un peu
plus et on arrivait avant eux. Premièrement, au moment de confirmer leur vol,
avant de quitter la maison, ils ont dû passer un dimanche matin entier au
téléphone à tenter par tous les moyens de confirmer leur vol, car la jolie
voix mélodieuse du système informatisé de la compagnie aérienne leur disait
que leur numéro de confirmation était invalide. Ils ont fini par découvrir
qu'on avait, à leur insu, changé leur numéro de vol. Merci beaucoup! Ils
auraient bien apprécié en être avisés. Ils sont donc partis, avec un peu de
retard, mais bon, ils partaient. Ils auraient dû arriver à minuit la veille,
mais finalement ils ne sont arrivés que tôt le matin, avec presque huit heures
de retard. Disons seulement que les choses se sont compliquées un peu, lorsqu'on
leur a annoncé, à Tokyo, qu'ils avaient manqué leur connection. Leur avion était
déjà parti, alors ils devaient maintenant reprendre leurs bagages, passer les
douanes, sortir de l'aéroport, faire un trajet d'une heure et demie en autobus
vers un autre aéroport... Mais ils en ont vu d'autres, et sont très débrouillards,
alors ils se sont bien rendus.
Nous sommes super contents de notre choix d'hôtel. René avait réservé ça de Yap,
il y a six mois, via internet et nous sommes bien tombés, ni trop gros, ni trop
petit, c'est propre et très confortable.
Notre première journée nous l'avons passée sur la rivière Chao Praya. Nous avons
pris le ferry que prennent les locaux et avons remonté la rivière jusqu'au dernier
arrêt à Nonthaburi. Nous avons fait le marché local et nous avons décidé de dîner
dans une des nombreuses échoppes. Nous avions l'embarras du choix mais avons opté
pour du foie, des cous et des culs de poule... Mmm! Grand-papa avait la bedaine
pleine qu'il disait! Et que dire de grand-maman!
Bien évidemment, grand-papa et grand- maman ont été initiés au géo-caching, par nos
fanatiques et ils ont fait au moins 4 géo-caches en cette première journée.
Bref, tout va bien et pour nos lecteurs qui s'inquiéteraient de Réjean et Christiane,
ils ont l'air de bien s'amuser... A date en tout cas! Ils sont en super forme. Tellement
que celle qui souffre la plus du décalage horaire, c'est moi. Oui, oui, c'est moi
qui le soir tombe de sommeil et pourtant... À ce que je sache, il n'y a pourtant pas
de différence d'heure entre Phuket et Bangkok.
Jeudi 08 décembre , Phuket Thailande
Récit no 194 - Notre arrivée en Thailande
Alors voilà, nous sommes officiellement entrés en Thailande. Ouf il y a du monde ici, il
faut s'habituer à cette réalité oubliée, mais l'eau et les paysages sont magnifiques, ça
vaut la peine. Il y juste qu'il faut surveiller son homme car il semble que la prostitution
est bien implantée partout ici et pas seulement à Bangkok.
Nous nous sommes d'abord arrêtés à l'île de Phi Phi Lee, cette fameuse île où le film
'The Beach' de Leonardo Di Caprio avait été tourné. Effectivement, le paysage de
cette île est à couper le souffle. Le sable de la plage est si blanc et si fin qu'on en
oublie presque les centaines de touristes qui s'y accumulent au fur et à mesure que les
gros bateaux moteurs les débarquent à qui mieux mieux sur les plages. Nous avons
fait une géo-cache sur cette île et attendu que la horde de touristes quitte en fin de
journée pour aller visiter la plage et l'avoir à nous seuls. Une chance que nous avons
attendu, sinon nous aurions eu la surprise de nous faire collecter un petit 52$ pour que
les 6 membres de notre famille puissent mettre pied sur la plage. Ca a beau être
magnifique, on a un peu de mal à accepter de payer un tel prix pour accéder à une
plage quand on a la flexibilité d'aller où on veut en bateau. Je sais, on est devenus un
peu gâtés avec le temps.
Ensuite nous avons rallié le port de Ao Chalong où nous avons effectué quelques sauts
en ville pour faire un peu d'administration. Nous y avons revu les copains français de
Rackam, un couple fort gentil. Après deux jours, nous avions à nouveau la bougeotte
alors nous avons levé l'ancre pour aller explorer un peu tout en remontant
tranquillement vers la marina où nous passerons les Fêtes avec mes parents. Nous
nous arrêterons un peu partout tout le long de la côte pour évaluer les différents
chantiers en vue des travaux d'entretien annuel à effectuer sur le bateau en janvier.
Nous avons déjà cinq géo-caches de faites en Thailande. Il y en a beaucoup ici et en
plus il y en a plusieurs sur les plages et les îles que nous croisons un peu partout sur
notre route. Elles sont toutes de niveau de difficulté 4 ou 5 mais c'est le monde à
l'envers car alors, qu'elles devraient être difficiles, pour nous ce sont les plus faciles.
Plus faciles à accéder en tout cas, que lorsqu'elles sont plantées au milieu d'une ville
où l'on ne peut se rendre qu'en voiture. Luc... tu vois ce
que tu as fait de nous! Nous sommes rendus aussi accros que toi, on dirait que je ne
parle que de ça dans mes récits. Je sais... on a 88 géo-caches à notre actif (en deux
ans) alors que toi tu en as fait 81 en une seule journée juste dimanche dernier... on
n'est pas de taille mais bon... on s'amuse quand même et ça nous fait visiter de petits
endroits exotiques bien cachés dont peu de gens connaissent l'existence.
Samedi 03 décembre , Langkawi extrémité nord de la Malaisie
Récit no 193 - Nos derniers arrêts en Malaisie
Il est 23h10, le capitaine est à quatre pattes dans le fond d'une cale, à tenter de
réparer un bobo sur la pompe à pied qui fuyait et nous vidait sournoisement, depuis
quelques heures, de nos précieuses réserves d'eau douce. Plutôt que de me coucher,
je reste debout et commence un nouveau récit pour aider (lorsque nécessaire) et
aussi agir à titre de support moral. Une chance que Luc nous avait apporté un kit de
remplacement pour faire du neuf avec du vieux et réusiner notre vieille pompe en cas
de besoin. Fiou, il faudra en recommander d'autres de ces petits 'kits'.
Nous sommes arrivés à Langkawi il y a quelques jours. Synonyme de 'paradis tropical',
Langkawi, est une île de 500 km carré. Depuis 2008, le nom officiel de cet archipel
(comptant 99 îles), est devenu Langkawi Permata Kedah, soit 'le joyau de Kedah', la
province la plus au nord de la Malaisie, après celle de Perlis.
Effectivement, les plages ici sont les plus belles du pays. L'eau n'est peut-être pas
aussi spectaculaire et idyllique que l'annonce l'office du tourisme de la Malaisie, mais
tout de même. Les paysages sont effectivement, très beaux et il y avait longtemps
que nous n'avions pas vu de belles plages et surtout, de l'eau propre sans déchets et
détritus flottants de toutes sortes.
Dès notre arrivée à Langkawi, nous voyant seuls au monde devant une belle petite
plage déserte, l'attrait était trop fort. Aussitôt les classes terminées, nous nous
sommes retrouvés sur la plage en famille à faire notre pique-nique traditionnel (feu,
saucisses, banique et guimauves). Dès le lendemain matin, nous avons poussé plus
loin, nous rendant cette fois à Kuah, la ville principale, au sud-est de l'île, très prisée
par les touristes pour ses boutiques hors-taxes de toutes sortes. Nous en avons
profité pour refaire nos liquides (bière, vin et liqueur) et avons même racheté une
nouvelle caméra, la nôtre étant encore décédée. On en passe des caméras sur Cat
Mousses! On dirait qu'elles n'apprécient pas beaucoup l'air salin.
Le lendemain, le capitaine s'est mis sur le mode 'géo-caching' et nous avons rallié le
mouillage devant la populaire plage de Pantai Cenang sur laquelle il y avait bien sûr,
non pas une, mais deux géo-caches. La première sur la plage et l'autre... à quelques
4 ou 5 km de là. On a bien songé à prendre un taxi pour s'y rendre mais, le chauffeur
de taxi, ne pouvait pas concevoir que des touristes lui demandent d'aller dans un pareil
endroit (il nous répétait sans cesse... 'Are you sure you want to go there? Nothing to
see there!'). Et de toute façon, prendre le taxi... ce n'est pas un peu trop facile?
Non, il nous fallait quelque chose de plus... de plus aventureux un peu. Après une
vingtaine de minutes de recherches, nous avons réussi à trouver des bicyclettes à
louer. Après quelques pourparlers au niveau du prix et pour trouver une bicyclette
(utilisable) pour chaque membre de la famille, nous partons. Bon, utilisable ne veut
pas nécessairement dire avec freins, puisque cette
fonction était en option sur deux de nos bicyclettes et qu'une autre n'avait qu'une
pédale et demie, mais on s'est quand même débrouillés. Mis-à-part que le GPS de
l'Ipad s'est mis à faire des siennes et à ne plus se retrouver, nous avons fini par
trouver la géo-cache, non sans quelques 'reset' de l'Ipad. Les paysages, en plein
coeur de la campagne malaise et des rizières où les buffles se prélassaient dans leur
bains de boue, étaient magnifiques. Le retour fut plus ardu car la bicyclette de
Nicolas a cessé de coopérer et sa chaîne débarquait toutes les cinq minutes. Un bon
Samaritain nous a prêté ses outils pour que René nous fasse une de ses réparations de
brousse (de broche à foin), comme lui seul sait les faire.
Aujourd'hui nous avons rejoint Pantai Kok, un peu plus au nord-ouest, pour une autre
géo-cache, en début de PM. Ensuite, René et moi avons pris notre courage à deux
mains pour terminer la PM par un petit frottage de coque. Ouash! On était comme...
pas mal dûs, la coque était dans un état assez indescriptible, couverte de substances
visqueuses, algues et coquillages. C'est que depuis plusieurs mois, l'eau était
tellement sale et insalubre, il était impensable de même songer à plonger pour gratter
et nettoyer la coque. Bref, nous étions plus que dûs et ça a fait le plus grand bien...
même si on s'est fait piquer sans bon sens par des méduses, des minuscules crustacés
bizarres et je ne sais quoi d'autre, heureusement qu'on n'y voyait rien dans l'eau,
c'était mieux ainsi. Mais bon, nous étions contents de notre travail. Ha mais j'y
pense... j'ai complètement oublié que j'avais une couture à reprendre aujourd'hui sur la
Grand Voile. Oups! J'ai bien peur que ça doive attendre en
Thailande, puisqu'on part demain matin. Ho well!
A part ça quoi de neuf? Pas grand chose, quoique ces temps-ci, quand je me réveille
la nuit, j'espionne nos équipières clandestines... nos amis les fourmis. C'est qu'elles
sont rusées celles-là. On n'en a jamais eu des comme ça. Elles aiment le sucre, ne
sortent que la nuit et s'enfuient à la moindre lumière. Elles sont vites comme l'éclair et
soient qu'elles se cachent ou soit qu'elles se mettent en mode furtif, devenant
immobiles, en espérant que nous ne les voyons pas. Encore cette nuit, à 03h00 AM,
je faisais la chasse. Je me dis qu'à force d'en éliminer à tous les jours, elles finiront
bien pas disparaître pour de bon.
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Le lendemain, nous partons pour 30 miles de navigation pour rejoindre une des toutes
premières îles de la Thailande. Nous allons nous y arrêter, car sur cette île il y a deux
géo-caches: l'une d'entre elles a été installée il y a environ 6 mois et n'a jamais été
trouvée à ce jour et l'autre n'a plus été visitée depuis le 8 mars dernier. (Note:
Finalement les gars n'auront trouvé qu'une des deux caches. La nouvelle, installée, il
y a 6 mois, semble disparue de sa location. Elle fut peut-être emportée lors d'une trop
forte marée. Se rendre sur l'île fut toute une aventure en soi. Disons que la difficulté
d'approche explique bien le niveau de difficulté qui est estimé à 4 (soit le deuxième
niveau le plus difficile).
Pour terminer, l'eau de la mer est de plus en plus claire, mais il y a des filets de pêche
partout, partout, partout alors s'il y a moyen, pour une fois, nous essayerons d'être
sages et d'user de prudence en évitant les navigations de nuit. Disons que nous
avons souvent pris de gros risques en naviguant de nuit à travers les pêcheurs et j'en
ai des frissons quand je repense aux bouées ou filets évités de justesse. Rien ne nous
presse alors on va y aller mollo.
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