Autour du monde avec ...

 
 

Journal de bord
Janvier 2009

Vendredi 30 janvier, Semaine avec Chantal et Luc à Ste-Lucie
Semaine de pêche…??? 30 janv 09 Ste-Lucie 
Bon fini la pause d'écriture, notre 'super manager' sera de retour à la maison vers 01h00

AM cette nuit, il faut bien lui envoyer du matériel frais à afficher sur le site alors

me revoici.
23 janv:
Notre nouvel équipage (Chantal et Luc) arrivent tel que prévu en fin de PM… couleur vert

poireau, fatigués, brûlés mais combien heureux et émus. Ils sont essoufflés tant ils ont

de choses à raconter. Tout se bouscule, c'est l'euphorie, le surprises, les cadeaux et

toutes les petites choses que nous avions commandées via Luc. Nous soupons d'un poulet

au cari presto puis c'est le dodo pour tout le monde.
24 janv :
Ce matin nous prenons le transport en commun local (les minivan 15 places) pour nous

rendre à Castries. C'est ce matin que se fait la tournée des souvenirs, aussi bien en

profiter pendant que nous sommes dans la capitale qui regorge de marchés et marchants

de toutes sortes. Nous faisons un arrêt au marché de fruits, légumes et poissons.

Puis nous revenons au bateau les bras chargés de sacs mais surtout étourdis du brouhaha

de la ville. Après un dîner rapide nous allons relaxer sur la plage pour le reste de

la PM.
25 janv :
Au programme aujourd'hui nous partons visiter Pigeon Island à Rodney Bay. C'est une

belle petite balade en plein air et de beaux paysages. Nous terminons la visite par

un arrêt à la plage pour faire un peu de snorkling et nous découvrons malgré une eau

un peu trouble, une faune aquatique absolument magnifique. Jamais à date, nous

n'avons vu autant d'espèces de poissons sous l'eau, c'est impressionnant. Tellement

que nous retournons à la marina pour effectuer les procédures de départ et revenons

nous ancrer dans la même baie pour refaire du snorkling. On dirait que nous sommes

tombés dans les cordes de Luc qui ne se lasse pas de plonger. Ce jour-là, lors de

notre plongée de fin de PM, René aperçoit une langouste cachée sous un rocher. Il

part en trombe vers le bateau pour aller y chercher sa perche étrangleuse pour attraper

les langoustes et revient à toute vitesse pour replonger… il retrouve sa langouste

encore bien campée sous son rocher et entreprend de l'attraper… chose qu'il réussit

après quelques tentatives. Je crie, je hurle de joie, je n'en reviens pas! De retour

au bateau nous sortons un champagne bien glacé pour accompagner notre langouste que

nous avons préparée sur le BBQ avec du beurre à l'ail. Elle est bien bonne mais…

elle avait l'air beaucoup plus grosse sous le rocher que dans notre assiette! Mais

quand même, nous sommes très très fiers de notre prise.

26 janv :

Tous les matins au réveil, je trouve Chantal réfugiée sur un trampoline en train de

lire et de profiter d'un peu de solitude et de silence. Elle dit vouloir absorber

chaque petite parcelle de bonheur qu'elle peut ramasser au passage. Elle respire le

bonheur et absorbe toute l'énergie du soleil. Les larmes aux yeux elle me dit, je lève

mon café à tous les gens qui travaillent ce matin. Nous nous arrêtons à Marigot Bay cet

PM, un autre endroit paradisiaque. Malheureusement, la pêche du matin n'a pas été

fructueuse, la prochaine fois peut-être. Ici aussi le snorkling est exceptionnel.

Ste-Lucie n'a rien à envier des Tobaggo Cays côté snorkling ça c'est certain. Antoine

s'achète un casse-tête (puzzle), avec les sous de son parrain et sa marraine, dans une

boutique souvenir. C'est un casse-tête de 500 morceaux des Caraibes, avec une carte ,

des poissons, des trésors et des pirates. C'est le coup de foudre automatique. Il le

voit, sort son porte-feuille et court au comptoir pour payer. Je n'ai pas eu le temps

d'ouvrir la bouche pour dire un mot que la transaction est complétée et je me fait dire :

'Maman, c'est mon argent, c'est moi qui décide!' Il était décidé c'est le moins qu'on

puisse dire mais somme tout c'est un très bon achat. Ce soir on se fait une soirée

cinéma avec Astérix aux Jeux Olympiques. Avant de se coucher ce soir, Luc et René

reçoivent la brève visite d'un oiseau dans le bateau, sans doute une chauve-souris du

'Bat Cave' tout près d'où nous sommes.

27 janv : 

En route vers Soufrière, nous avons beau faire tous les détours possibles pour allonger

le temps de navigation, rien n'y fait, toujours pas de poisson en vue… Nous qui avions

promis de la pêche à Luc, ça commence à être décourageant! On finit par capituler et

faute de pêcher, on décide d'acheter un thon jaune d'un 'boat boy'. Non mais c'est

qu'ils ne le donnent pas leur poisson!! Ca fait mal au cœur de l'acheter quand on aurait

pu le pêcher. Ouf, ça va pour cette fois mais on va continuer à les pêcher nous même

à l'avenir nos poissons. Après une autre plongée de snorkling exceptionnelle de fin de

PM, nous cuisinons notre thon jaune dans sa farce accompagné d'une sauce à la mangue.

Délicieux!

28 janv :

Aujourd'hui nous décidons de faire vivre l'expérience du volcan et des sources d'eau

chaude de Soufrière à Luc et Chantal. Comme nous connaissons l'endroit, nous réussissons

à ravoir le même boat boy (Ethiopia), le même chauffeur de taxi (Wilbut), le même guide

(Marlin) et la même guide au volcan (Angel) qui nous refont la même superbe visite que

la dernière fois. On se prélasse dans un bain d'eau chaude, une noix de coco à la main

et les enfants sucent sans se lasser les grains des fruits du cacao qu'on leur ouvre.

Lors de la visite du volcan, nous visitons le musée et Nicolas me tire le bras

énergiquement alors qu'il aperçoit un homme qu'il croit reconnaître… un garde de sécurité

du musée… et oui c'est Nicolas… l'homme qui avait été aux petits soins pour Nicolas dans

le restaurant où nous avions dîné lors de notre dernière visite de ce même endroit avec

mes parents. Ils ont vraiment des atomes crochus ces deux-là, c'est beau à voir! Nous

sommes surpris de voir que l'homme en question s'appelle en fait Félix Nicolas, Nicolas

c'est son nom de famille. Finalement on a réussi à revoir toutes les personnes que nous

connaissions de cette ville et nous avons passé une superbe journée, dont un bon dîner

au resto, le tout bien sûr complétée par notre habituelle petite sortie de snorkling où

nous prenons nombre de photos, apercevant chaque fois de nouvelles espèces, tortue,

pieuvre et des poissons par centaines. Les enfants sont franchement de plus en plus doués

et à l'aise dans l'eau. Même Antoine plonge à chaque fois mais il ne maîtrise pas encore

le tuba. Ca viendra très bientôt pour lui aussi c'est certain. Il réussit tout de même

à plonger à chaque fois et aperçoit bon nombre de poissons.

29 janv :

Aujourd'hui, nous naviguons entre les Pitons et Vieux-Fort. C'est notre ultime tentative

de pêche… mais en vain… snif! Ce n'est pas que nous n'aurons pas essayé. Une chance

qu'on a pêché une langouste, c'est au moins ça et ce n'est pas rien comme exploit! On

devra se rabattre sur les réserves de fond de cale pour le souper! On passe le reste de

la PM à se prélasser. René et les enfants plongent. Chantal, Luc, Antoine, et moi décidons

de rester sur le bateau et Luc pêche avec une canne à pêche… toujours en vain. Nous qui

avions invité Luc et Chantal prétextant un voyage de pêche en haute mer… C'est de la fausse

publicité ça! Ce soir en regardant les dents d'Antoine, je lui demande si sa deuxième

palette bouge. René qui passe par là ne fait ni une ni deux, et cric, crac, il arrache la

dent… qui ne bougeait franchement pas très beaucoup! Ce brave Antoine! Il est pas mal fier

de lui et avec raison. Il décide de garder sa dent pour plus tard car à Ste-Lucie, il n'y a

ni fée des dents ou souris mais en Martinique oui… il attendra donc d'y arriver avant de

glisser se dent sous l'oreiller.

30 janv :

Ce matin on se fait un petit déjeûner de crêpes. Le départ approche dangereusement, nos

équipiers ont la larme à l'œil et nous aussi. Malgré notre pêche non fructueuse, nous

avons, somme toute, passé une semaine fort agréable. Nos invités en ressortent reposés,

ils ont pris des couleurs et nous avons franchement eu du bon temps… malgré les p'tites

(!*#?!*!&#!!!) V'limeuses d'averses qui nous frappent, à tout moment de la journée et

de la nuit. Nous avons finalement réussi à avoir l'heure juste sur le sujet, alors que

les locaux ne semblent pas s'alarmer de cette pluie tannante, on a fini par nous avouer

que cette pluie était très inhabituelle pour cette période de l'année. On est apparemment

dans la 'Dry Season' (saison sèche)!!! Ha bon! En tout, cas pour un Luc qui n'avait

supposément pas le pied marin, (vive les gravols!), il a fait ça comme un grand et Chantal

aussi, à part un petit refoulement après une séance d'apnée. La mer nous a épargnés et a

été clémente avec nous mais quand même, nos équipiers s'en sont super bien sortis.

13h20, nous montons tous dans le Dinghy (Diny comme dirait Luc) et partons avec les bagages

de nos invités, enveloppés dans des sacs de poubelles pour ne pas qu'ils se mouillent.

Nous rencontrons sur le quai le chauffeur de taxi réservé le matin même, lors d'une brève

sortie en ville à Vieux-Fort pour trouver un taxi et confirmer le vol d'avion dans un café

internet. René, Catherine et Thomas accompagnent Luc et Chantal à l'aéroport afin d'aller

faire les procédures de départ à l'immigration car nous repartons cet PM. Nicolas, Antoine

et moi restons en ville pour aller au bureau de poste et pour faire un peu de lèche vitrine.

Alors que nous reprenons la mer en fin de PM, René et Nicolas aperçoivent une tortue et ce

qui semble être une espèce de baleine. Un peu plus tard nous apercevons au loin un avion

d'Air Canada qui atterrit, c'est sans doute l'avion de Luc et Chantal qui repartira dans

moins de 30 minutes… Snif! En tout cas à date on n'a pas encore attrapé de poisson et je

prie qu'on n'en attrape pas… pas aujourd'hui, ce serait vraiment gênant d'annoncer la pêche

d'un poisson le jour même du départ de Luc alors que ça fait une semaine qu'on essaie sans

succès!

Le plan initial est de se rendre à Rodney Bay pour ce soir et de se faire une soirée cinéma

à écouter un des films (Robinson Crusoe) de la collection de classiques que nous a préparé

mon beau-frère Versaphil. Mais, chemin faisant, comme nous passons devant Anse-La-Raye,

nous nous rappelons que le vendredi soir il y a ici un super festin de poisson… et nous

sommes justement vendredi. Finalement, une fois sur place, voyant l'action qu'il semble y

avoir sur la plage, nous oublions le film et partons explorer ce fameux festival de poisson

du vendredi. Quelle bonne idée nous avons eu. Quel dommage que nous n'ayons pu faire vivre

cette expérience inoubliable à mes parents et à Luc et Chantal. D'abord, les gens sont super

accueillants, ils nous aident à accoster et à tirer l'annexe sur la plage sans même penser

à demander de l'argent en retour (c'est rare ça!) L'endroit est bondé de gens très civilisés,

moitié touristes arrivés par bateau taxi, taxi, autobus et l'autre moitié des gens sont des

locaux. Il y a des kiosques de souvenirs tout le long de la route mais aussi des glacières

un peu partout remplies de rafraîchissements et bière à prix très modique. Les enfants comme

souper choisissent des fish and chips, et René et moi essayons le crabe, crevettes à l'ail,

balao et poisson volant frit ainsi que du red snapper (vivaneau rouge). Il y a aussi des

petits pains, genre 'crumpets' tout-à-fait succulents. Nous mangeons assis à une table à

pique-nique, directement sur la plage, au clair de lune. C'était définitivement une expérience

à vivre, un événement à ne pas manquer.

Nous repartons pour la Martinique dès demain matin pour aller y effectuer quelques réparations

(enrouleur et girouette) avant de reprendre la route vers le sud, espérant rencontrer nos amis

sur Malik et nous diriger tranquillement pas vite vers Panama en s'arrêtant partout où ce sera

possible. Nous profiterons de notre arrêt en Martinique pour refaire le plein de vin de un mais

aussi pour nous réapprovisionner un peu à l'épicerie car les stocks baissent. Nous reprenons

les classes dès demain matin, pour de bon cette fois. Il faudra bien que je me remette sur

les 'Abs Rippers' aussi. Fini les vacances on reprend les classes et l'entraînement!

Jeudi 22 janvier, Fin des vacances dans les Antilles
Un départ déchirant
22 janv 09 Ste-Lucie (Rodney Bay) 18 janv:Me revoici, les derniers récits c'est ma mère qui les avait rédigés en grande

partie, comme vous avez sans doute dû le remarquer. Je reprends maintenant la plume.

Ha j'oubliais! Notre pirate a perdu sa dent de pirate il y a quelques jours. Ca

faisait quelques temps qu'il tannait papa pour la lui arracher alors papa est passé

à l'action. La dent était loin d'être prête mais devant un Antoine insistant, papa a

redoublé d'ardeur et cric et crac, la bouche en sang Antoine ne bronchait pas, alléguant
que ça ne faisait pas mal. Mission accomplie, la dent a finalement cédé et c'est

un Antoine rayonnant qui brandissait sa dent d'un air victorieux. Enfin! La petite

souris, rat en Martinique, est passée.

Nous sommes arrivés à Ste-Lucie le 18 janvier en fin de PM non sans avoir pêché

un dernier barracuda chemin faisant, que nous avons cuisiné à la crème de coco et au

carri. Zut, nous avons oublié de photographier notre prise. Encore une fois on s'est

fait brasser le camarade sur la mer aujourd'hui… on pourra dire que mes parents auront

connu le vent et la grosse mer. Ils ne l'auront pas eu facile comme on dit. On avait

le vent dans le nez sur l'aller et le vent dans le nez sur le retour aussi, partout où

nous allions. Mais au moins on avait du vent, ce qui rendait la température très

confortable avec cette constante petite brise. Le seul désagrément était ce qu'on

appelait les 'petites ondées'. C'est que plusieurs fois par jour, les nuages apportent

une petite pluie momentanée… très courte mais une petite pluie juste pour faire du mal…

juste pour tout mouiller. Ouvre les fenêtres, ferme les fenêtres, accroche le linge,

décroche le linge… Bon est-ce que je suis en train de me plaindre la!

19 janv :

Alors que nous avions prévu repartir dès ce matin pour visiter une dernière baie,

nous optons pour nous calmer un peu. On reste ici, pour faire un peu de maintenance

et de nettoyage. En PM, nous prenons le transport en commun (Econoline d'une quinzaine

de places) pour nous rendre dans la capitale de Ste-Lucie, Castries. Nous passons un

après-midi agréable et au retour on se fait un succulent souper de magrets de canard.

Le souper se fait non sans émotions, c'est notre dernier souper avec mes parents, c'est

le moment des 'au revoir' et nous avons le trémolo et la gorge nouée. On se fait une

dernière petite 'game, des drapeaux du monde. Grand-maman et grand-papa sont bien

contents que l'on soit en équipes… les enfants sont dangereusement bons.

20 janv :

Ca y'est… c'est déjà fini, 5 semaines ça passe si vite. On pourra dire qu'on en aura

profité pleinement et qu'on en aura vu des choses. Ouf, le départ est déchirant… Voir

l'autobus de mes parents partir et rester sur le côté de la route à faire des 'Bebye'

s'avère assez douloureux. Heureusement que nous avions fait notre souper d'adieu la

veille, on contrôle mieux nos larmes ce matin mais c'est encore difficile. Que de

beaux souvenirs nous gardons de ce séjour avec mes parents. Ce fut vraiment des

vacances de rêve et je dis vacances car depuis la mi-décembre nous avions mis les

livres d'école de côté. C'est aujourd'hui qu'on se remet au travail sérieux. On se

retrousse les manches et on se met au boulot question d'oublier le triste départ.

Voilà déjà six mois que nous avons quitté le Port de Québec… six mois dont deux

traversées océaniques. Disons qu'il y a deux ou trois travaux à faire sur le bateau.

L'enrouleur du génois, la pompe d'eau salée, une pompe d'eau douce, l'indicateur de vent,

du fibre de verre, des réparations diverses à l'intérieur du bateau, une porte d'armoire

et j'en passe. De mon côté je suis sur le grand ménage, tout y passe, literie, draps,

sacs de couchage, serviettes, vêtements. Le bateau est passé au peigne fin.

21 janv :

Aujourd'hui après les classes, nous partons vers une grosse épicerie que nous avions

aperçu sur la route vers Castries. On s'y rend en autobus avec André d'UDLURIAQ.

Finalement la fameuse épicerie c'est un espèce de Costco. On y retrouve nos produits

nord-américain et de la qualité mais les prix sont exorbitants. On fait quand même

le plein de nos liquides et des items qui ne nous semblent pas trop hors prix, de

toute façon, tout coûte cher par ici. Au retour le ménage se poursuit. Voilà un moment

que je m'enfouissais la tête dans le sable mais il y a une chose que je dois régler…

Attention aux cœurs sensibles… j'ai des petits namis dans mes armoires! Pas des

coquerelles mais des espèces de pucerons!!! Au secours! J'avais espéré qu'ils quittent

par enchantement mais au contraire, je crois bien qu'ils se multiplient. Non mais que

faire! J'ai plein de produits et de trucs contre les coquerelles mais les pucerons,

ou je ne sais trop quel nom portent ces namis, je n'ai aucune idée comment m'en débarasser.

Ca fait deux jours que je vide mes armoires, j'apporte tout dehors (une petite ondée qui

passe arrose tout.. grrr), je passe la balayeuse, je désinfecte et trempe tout dans un

mélange eau/eau de javel, et je termine avec un traitement choc de 'Raid' que je badigeonne

partout. Tout, tout, tout, tout est mis dans des ziplocs, je mets des feuilles de laurier

partout… je fais ça depuis deux jours me couchant aux petites heures de la nuit. Au réveil,

je risque un œil inquiet dans mes armoires….ils sont encore là les… Non mais quoi faire de

plus! Quand bien même n'en resterait-il qu'un seul, c'est déjà trop. Ils reviendront!

En tout cas je ne sais pas ce que je vais faire mais je sais que j'en rêve la nuit et que

je songe à coucher dans un ziploc rempli de feuilles de lauriers tant j'en fais de

l'urticaire. Non honnêtement… je ne peux pas dire que mon problème soit critique, pas

encore du moins, c'est juste tannant et je suis à cours de solutions. Help! Je pense

que ces petits namis me viennent de boîtes de couscous ou de crème de blé que j'avais

acheté sans me méfier. Ne jamais entrer de carton dans un bateau… je le savais mais

j'ai dérogé à la règle une fois de trop.

22 janv : 

Encore de la maintenance, du lavage et la chasse aux petits namis. Un peu d'épicerie.

Luc et Chantal arrivent demain déjà, nous voulons être prêts. Bon je me sauve, René

vient me conduire à l'épicerie avec l'annexe. Au programme ce soir, une sauce à

spaghetti et du cannage en pots Masson.

P.S . Je suis très très très en retard sur mes courriels. Dès que j'ai une chance

je tâcherai de reprendre le dessus.

Jeudi 22 janvier, Fin des vacances dans les Antilles
Etats d'âme de l'équipage de passage 
16 Janvier 09 Entre la Guadeloupe et la Martinique,
Plus que 4 jours et notre Grande Aventure sera déjà derrière nous. Que dire après ces

5 semaines remplies de rebondissements et de découvertes toutes aussi captivantes de

jour en jour. Notre fille est une Bombe d'énergie! C'est à se demander comment elle

arrive à en faire autant sans jamais laisser paraître de trace d'épuisement. Elle

navigue, popote comme une pro, enseigne et visite avec sa petite famille en profitant

de toutes les occasions pour enrichir ses enfants de connaissances nouvelles dans toutes

les situations journalières. Le capitaine lui, est d'une compétence sans borne! Il est

à l'affût de tout et nous prévient de tous les spectacles que nous offre la mer…

Poissons-volants , dauphins qui nous font des ballets époustouflants juste à côté du

bateau. Il est lui aussi très attentif à ses enfants et leur enseigne les maths avec

grande compétence. En passant, je me suis demandé si j'avais changé de gendre à mon

arrivée… Mince et cheveux longs et bouclés…une transformation assez remarquable! Il nous

accueille vraiment bien pendant toutes ces semaines et nous sommes très heureux du

déroulement de notre séjour. Nos longues conversations en sirotant notre Kaafé(bière)

ou notre vin en étirant notre heure de souper sont vraiment agréables. Parlant de temps,

une des caractéristiques principales de la vie sur un bateau est justement d'avoir tout

le temps de s'écouter et de répondre aux milles questions de nos petits curieux avides de

savoir. Les apprentissages se font dans le courant de la vie et vous devriez voir tout

ce que ces petits ont absorbé comme connaissances depuis seulement 6 mois…Impressionnant!

Ils s'amusent entre eux, c'est une beauté de les voir se monter des spectacles qu'ils

nous présentent avec joie. Ils ont une imagination débordante. Thomas est notre petit

intellectuel avide de tout connaître et il a souvent le nez plongé dans ses lectures

passionnantes. Nicolas est le Petit Mousse assistant toujours prêt aux manœuvres de

voiles et vigilant à surveiller les lignes de pêche. Je peux vous affirmer que son plâtre

ne l'empêchait pas de fonctionner. C'est à se demander comment un os peut reprendre avec

autant de sollicitation…Mais Bon! Catherine n'en finit plus de se faire de nouveaux looks

tous aussi beaux les uns que les autres. Elle peut changer de look 25 fois avec le même

foulard et elle est toujours éclatante. Elle chante comme un ange…même si ses frères

n'apprécient pas toujours ses concerts mais elle ne se décourage pas pour autant et continue

de plus belle à se monter des spectacles de chant et danse devant le miroir de la grande

pièce. Elle fait aussi les plus beaux massages. Je les apprécie beaucoup. Sans parler

de ses nombreux petits bisous en chou-fleur… C'est ma petite colleuse! Antoine le Pirate

Ah celui-là! Il est en train de nous inventer un nouveau dictionnaire avec tous les mots

qu'il nous sort. Il nous fait tellement rire! Il est surprenant dans son rythme

d'apprentissage. Je sais qu'une grand-maman ce n'est pas toujours impartial mais je vous

confirme que mon petit pirate apprend à une vitesse vertigineuse. Tous les matins, il

attendait que je m'ouvre un œil pour me mettre ses cahiers sous le nez en réclamant mon

aide. Il est très motivé et vraiment stimulé!


Voilà que la fin de notre voyage approche et c'est avec nostalgie qu'on va se séparer de

nos enfants. Nous aurons maintenant l'avantage de savoir comment se passe la vie à bord

et ce sera pour nous beaucoup plus rassurant puisque nous avons connu la mer agitée en

constatant que c'était moins dramatique que nous l'imaginions. J'ai connu le mal de mer!

Ça manquait à ma culture! Encore là, c'est pas la fin du monde! Désagréable mais…une

expérience de plus dans ma vie!


Finalement, le rêve de notre vie vient de se réaliser…une croisière tout à fait adaptée

à nos goûts personnels. Merci à l'équipage du Catmousses pour ce moment inoubliable

rempli d'amour qui restera à jamais gravé dans nos cœurs. Vous allez tellement nous

manquer, vous êtes formidables et nous sommes fiers de vous.
Bonne continuité de voyage autour du Globe ne lâchez pas, vous vivez une belle Aventure!

Mardi 20 janvier, En vacances dans les Antilles
Rencontre avec des amis en or
19 janv 09 
Martinique/Ste-Lucie

16 janv :

Nous arrivons en Martinique en PM et faute d'espace disponible à la marina, nous allons

jeter l'ancre un peu plus loin et partons pour prendre contact avec nos amis français

Christian et Marie-Annick qui nous ont donné rendez-vous chez leurs amis de la Martinique.

Nous arrivons à les rejoindre par téléphone et les invitons à nous rejoindre au bateau

en soirée pour l'apéro et un souper bien convivial. Ils viennent avec Georgette et Éloi,

leurs amis de la Martinique qui sont des gens charmants. Nous avons aussi droit à la

séance de débroussaillage sur le trampoline. Notre coiffeur devient cascadeur quand il

voit son ciseau lui glisser des mains et au risque de sa vie, il fait un vol plané pour

attraper son outil de travail avant qu'il ne se ramasse en mer…Ouf! Mission accomplie!

Avec ses mains d'artiste, il refait une beauté à nos 4 Mousses qui commençaient à trouver

leurs cheveux un peu chauds. Ils sont tous très beaux même s'ils l'étaient déjà. Ils

seront plus confortables. Nous passons une soirée formidable et nos amis repartent

enchantés de leur soirée, tout comme nous évidemment. Nous convenons de nous retrouver

le lendemain à 9:00 pour aller visiter la partie du centre, de l'est et du sud de l'île,

dont Fort-de-France.

17 janv :

On se lève tôt et comme on s'apprête à partir avec l'annexe, Dany et René aperçoivent au

loin leurs amis du bateau Lucey Blue qui arrivent au même moment, après des jours et

des jours à jouer au chat et à la souris. Ils partent les saluer pour se rendre compte

que Lucey Blue s'est foutu dans un sale pétrin car leur bateau a touché le fond. Ils

sont pris solidement au fond de la mer, ils n'ont pas vu les haut-fonds, cet endroit

est vraiment à risque. Ils mettent une bonne heure à les aider à se déprendre. Leur

petite Amanda qui est la petite amie norvégienne de Catherine nous accompagne pour la

journée. Les deux filles sont enchantées de se retrouver. C'est drôle de les voir

converser en anglais et se donner des cours de Norvégien et de Français. Quelle belle

ouverture ils auront ces enfants après ce merveilleux voyage... Nous passons donc une

partie de la journée en compagnie de Christian et Marie-Annick et nous avons droit à

l'extrême générosité de Joelle une autre amie martiniquaise, la fille de Georgette.

Puisque aucune location de voiture n'avait de disponibilité pour nous, Joelle nous

envoie sa voiture pour la journée. Impressionnant puisqu'elle ne nous a encore jamais

rencontrés. Merci Joelle tu es vraiment généreuse. Christian et Marie-Annick nous

promènent toute la journée à visiter des baies paradisiaques et paysages d'une grande

beauté, nous nous arrêtons pour dîner aux Galeries Lafayette et visitons ensuite la

capitale Fort-de-France. Nous poursuivons notre journée de visite par une rencontre

avec notre cercle d'amis qui s'est agrandi grâce à nos amis communs. Nous arrivons

devant la maison impressionnante et très accueillante de Georgette. Elle nous attend

habillée comme une princesse et nous prépare un de ces festins qui aurait pu nourrir

40 personnes alors que nous sommes une vingtaine. Alors que Christian s'affaire à

débrousailler… heu… refaire une beauté au capitaine (cheveux et barbe … oui oui!),

Georgette nous fait frire une quantité astronomique d'accras aux crevettes, genre de

petits beignets épicés et frits dans l'huile. C'est délicieux et on a de la misère à

s'arrêter d'en manger, c'est qu'il reste encore bien des choses à goûter. Nous avons

droit à une succulente soupe (crème de crevettes et potiron), un énorme plat de couscous,

des cuisses de poulet et des 'ribs' cuits sur BBQ, du jambon de Noel…c'est une spécialité

de la place, un jambon aux piments vendu ainsi à l'épicerie qu'on fait bouillir comme

nos jambons chez nous. C'est un jambon piquant et vraiment très bon. Éloi nous fait un

étalage de tous les rhums disponibles de la maison. Ouf! Là, on ne peut pas goûter à

tout si on veut pas tomber sur le dos. On termine le repas avec la galette des rois

puisqu'ici, ils en mangent tout au long du mois de janvier, toutes les occasions sont

bonnes pour célébrer. Leur galette est vraiment meilleure que celle que nous mangeons

chez nous. C'est beaucoup plus tendre et goûteux avec différentes saveurs dont la

Marzipan que nous avons goûté. On chante et on rit avec nos amis si accueillants.

Georgette m'appelle sa sœur et passe son temps à me serrer et à me donner des becs sur

la joue. Elle est vraiment attachante cette personne. Jeune, elle a élevé ses 11 frères

et sœurs et plus tard elle se ramasse veuve à 29 ans avec 6 enfants. Elle s'est

débattue et a relevé des défis terribles. Elle a construit sa maison elle-même avec

l'aide de sa famille, elle n'a pas peur de l'ouvrage celle-là! Nous l'avons tous en

admiration. Un exemple de courage. Après le souper, on se ramasse à une maison voisine,

c'est l'anniversaire d'une dame de 92 ans et il y a de la danse accompagnée par des

joueurs de tam-tam. Ils nous reçoivent à bras ouverts et nous obligent à boire du rhum

et danser un peu avec eux. Nos amis insistent pour nous garder à coucher mais nous

préférons revenir au bateau. On veut prendre un taxi mais…impossible de retenir

Christian et Marie-Annick qui nous raccompagnent avec les deux voitures et se tapent

presque 2 heures de route aller-retour pour nous reconduire Quelle gentillesse!

Des cœurs d'or! Ce sera un des moments inoubliables de nos plus belles expériences

de voyages. Nous n'avons pas fini d'en parler!

Dimanche 18 janvier, En vacances dans les Antilles
Derniers moments en Guadeloupe
16 janv 09
En route vers la Martinique

14 janv :

De Pointe à Pître, après un avitaillement rapide en essence(Gazoil) et en victuailles,

nous levons l'ancre et arrivons devant la plage de l'îlet Gosier tout juste pour

l'heure du dîner. On s'installe devant une soupe à la chair de crabe épicée (préparée

au Thermomix), pain, pâtés et fromage et recevons un appel de Pierre sur la radio. Il

est tout près à moins de 8 milles nautiques de nous. Il change de cap et vient nous

rejoindre en moins de deux. Enfin, on se revoit. Il semble qu'on joue au chat et à la

souris depuis plusieurs jours. Chaque fois qu'il arrive à un endroit c'est pour

apprendre que l'on vient tout juste d'en repartir. Nous partons tous ensemble pour la

plage. Pierre et Anne ont des invités à bord soit Daniel de Hobbie qu'on a connu avec

le Retour aux Sources et sa femme Michelle. Nous explorons la petite île déserte, faisons

un peu de baignade et les enfants s'affairent à trouver et ouvrir des noix de coco que

l'on utilise lors du petit cocktail qu'on organise sur Cat Mousses ce soir-là. C'est

Daniel, en grand connaisseur, qui se charge des ti-punchs. Ce soir Catherine est invitée

par Pierre à coucher sur Nutmeg. Inutile de dire qu'elle est ravie de passer sa soirée

entre filles avec tante Anne.

15 janv :

Après les dernières salutations d'usage, nous mettons le cap sur Marie-Galante non sans

un petit pincement au cœur car les retrouvailles avec Pierre et Anne ont été… disons…

assez rapides. Nous arrivons à Marie-Galante en Guadeloupe en début de PM et une fois à

terre nous louons un véhicule 9 places pour faire une visite éclair de cette île fantôme.

C'est que nous sommes en PM, justement au moment où tout est fermé pour la siesta. La vie

reprend son cours vers l'heure du souper. Le centre de cette île est Grand-Bourg où nous

découvrons une petite communauté for sympathique. Le 'petit Chinois' n'en mène pas large

aujourd'hui. Il semble couver quelque chose, il a un peu de fièvre et a mal dans le corps

mais avec un peu de tylenol nous arrivons à le sauver. Le petit Chinois de la famille

c'est notre Thomas. J'avais oublié d'en parler mais à Soufrière (Ste-Lucie) nous nous

sommes fait interroger à quelques occasions sur le fait que nous avions trois petits blonds

à bord et un petit Chinois? Il vient d'où lui nous demandait-on. Après notre visite, nous

nous arrêtons dans un café internet car nous avons une entrevue radio avec Gilles Parent

du 93.3 FM. Malheureusement, après de multiples tentatives, il n'y a pas de réponse à

l'autre bout, nous sommes forcés d'abandonner. Antoine et Nicolas s'achètent des livres

d'occasions avec leurs sous. Antoine, avec sa poche de sous reçoit la même réponse

lorsqu'il déverse sa fortune sur le comptoir du libraire. Il revient et nous dit : Maman,

le monsieur a encore dit Ho la la comme la madame!! Mais heureusement, le monsieur en

question est conciliant et compte les sous avec le sourire. Puis de retour vers le bateau

nous frappons un petit casse-croute (cabane à patates) en bordure de la route et rapportons

au bateau, poulet, ribs et frites. Nous levons l'ancre juste un peu avant 21h00 pour une

navigation de nuit vers Fort-de-France en Martinique. Nous y avons rendez-vous avec

Christian et Marie-Anick et leurs amis Martiniquais.

16 janv :

Nous pensons arriver à destination pour 13h00 cet PM. Nous serons dûs pour un grand ménage

du bateau et une bonne douche car ce soir c'est la séance de débroussaillage comme dit

Christian. Six mois sans se couper les cheveux, ça devient véritablement du débroussaillage

en effet. La nuit dernière René a failli repêcher un calmar échoué sur notre patin arrière,

malheureusement la vague repart avec. Ce matin, notre pirate a perdu son " kit de pirate "…

Il a décidé que c'était le moment pour que papa lui arrache sa dent. Il le demande depuis

si longtemps. Papa s'attaque à la tâche et cric et crac… Papa a le cœur qui scille sous les

bruits qu'il entend mais le brave pirate ne bronche pas d'un poil. La dent cède au plus

grand bonheur d'Antoine qui pose fièrement. Nous croisons un banc de dauphins ce matin et

avons droit à un spectacle. C'est toujours aussi magique d'une fois à l'autre.
Jeudi 14 janvier, En vacances dans les Antilles
La Dominique et la Guadeloupe
Dominique Dominique
09 janv:
Nous arrivons en Dominique, une fois la noirceur tombée. Nous mouillons juste devant
le Anchorage Hotel à Roseau, la capitale de l'île qui compte ¼ du 80 000 habitants que
compte la population totale. La Dominique a été déclarée état indépendant et fait
partie des pays du Commonwealth depuis 1978. Contrairement à la Martinique et la
Guadeloupe, qui elles sont rattachées à une métropole, cette île anglaise nous paraît
plus pauvre. Il est d'ailleurs fortement déconseillé d'y laisser son bateau sans
surveillance. Comme nos réserves en viande sont devenues assez maigres et que nous
n'avons pas pêché depuis une semaine, on décide de partir en ville se payer un petit
resto pour souper. Nous revenons au bateau bredouilles, trempés et les pieds pleins
de boue. En effet, nous circulons à la noirceur sur une route sans trottoir dans un
voisinage très peu recommandable. On se fait offrir du crack et de la cocaïne. Ma
mère passe tout près d'un gars qui lui vomit pratiquement sur les pieds. Tout ceci
nous convainc que nous serons beaucoup mieux dans le confort de notre bateau. On
revient donc pour se faire un couscous de poulet pour souper, ce qui nous satisfait
amplement.
10 janv :
Au petit matin, nous partons visiter le centre-ville de Roseau. Comme c'est samedi
matin, nous sommes au beau milieu de la frénésie du marché du samedi, rien à voir
avec ce qu'on a vu comme désolation la veille au soir. En fait, c'est le plus beau
marché que nous ayons frappé jusqu'à date. On se paye ensuite un taxi qui nous emmène
visiter les chutes de Trafalgar où on en profite pour se doucher dans l'eau fraîche
de la rivière qui coule au pied des chutes. Nous terminons notre séance de douchage
par un petit bain chaud dans les eaux sulfureuses du volcan. Chanceux comme nous
sommes, nous tombons nez-à-nez avec le guide / chauffeur de taxi que nous avions
refusé le matin même. On a beau essayer de se cacher, rien n'y fait, il nous a vu
et ne semble pas impressionné. Nous n'en menons pas large car ces gens on aime mieux
les avoir dans sa poche qu'à dos paraît-il. En autant qu'il ne se venge pas sur le
bateau à notre insu. Cette île n'est peut-être pas très riche, par contre, elle
possède une végétation luxuriante et des paysages à couper les souffle. L'île est
sillonnée de 365 rivières et ses forêts humides sont absolument magnifiques. En
1979, elle est frappée de plein fouet par le cyclône 'David' qui fait des ravages
importants. Heureusement, la végétation a repris son cours, cachant le plus gros
des dommages mais plusieurs épaves témoignent encore d'un ouragan qui a frappé il
y a de cela quelques années. Une fois notre expédition terminée, le chauffeur nous
débarque à deux pas d'un PFK. Nous ne pouvons résister. C'est notre troisième
'fast food' en six mois. Mmm… des bonnes frites! Nous retournons au bateau et
quittons pour notre prochaine destination : Porstmouth, deuxième ville d'importance
de l'île. Fidèles à nos habitudes, nous arrivons de noirceur et sous la pluie.
11 janv :
Ce matin nous partons avec notre 'Boat Boy' qui se présente sous le nom de 'Fire'.
C'est un guide officiel de 'Indian River'. Il vient nous chercher à 09h00 tapant. Nous
nous décidons à laisser le bateau seul malgré les avertissements aux plaisanciers,
'Fire' nous assure qu'il n'y a 'pas pwoblème'. Nous sommes ancrés devant le poste de
police dit-il. Ha mais quel argument rassurant! La police n'est tellement pas corrompue
dans ces pays! Il nous fait monter dans sa barque de bois impeccable, aux couleurs
vives qui brille comme un sous neuf et une fois arrivé au pied de la rivière, il éteint
son moteur et remonte la rivière à la rame, contre le courant et le vent. On se retrouve
comme dans un autre monde dans cette petite rivière bordée de lianes et d'arbres aux
racines géantes dénudées. Notre guide nous montre l'arbre du 'gommier' dont les barques
de pêcheurs sont faites. On voit des poules d'eau, des crabes de terre, des hérons
mais pas de serpents, ni de crapauds géants appelés 'Mountain Chicken'. Les habitants
de l'île avaient l'habitude de manger ces crapauds mais ont cessé de le consommer car il
est devenu non comestible dû à des parasites. On voit l'endroit où ils ont tourné la scène
de la sorcière aux dents affreuses dans un des films du Pirate des Caraibes. C'est à cet
endroit précis que se trouvait sa maison dont on peut encore voir l'emplacement. Catherine
se rappelle que cette sorcière avait des épices accrochées partout dans sa maison.
Antoine est ravi, il a des 'flash backs' du film, il est perdu dans ses pensées. Notre
guide nous arrête au bout de la rivière, dans un petit bar. Un petit coin de paradis
perdu au milieu de la jungle. C'est vraiment un oasis de paix. On se paye un ti-punch
et moi un Pina Colada. Un Dominicain offre aux enfants une noix de coco et une mangue.
Thomas ramasse des petites graines rouges au sol dans la boue et sur le conseil de
'Fire' m'en fabrique un beau collier. De retour au bateau nous larguons les amarres.
A nous la Guadeloupe maintenant. Nous arrivons dans l'archipel des Saintes de noirceur.
Pour mouiller dans l'Anse du Bourg d'où nous apercevons la célèbre maison-bateau. Nous
avons bien hâte de visiter cette île au petit matin. Guadeloupe
12 janv :
Ce matin nous partons en annexe et aboutissons dans un petit village tout-à-fait charmant.
Antoine commence par y acheter une petite surprise pour ses grands-parents mais comme
il n'a que des centimes dans son sac aux trésors de pirate il remet une poignée de change
à la dame derrière le comptoir lorsqu'elle lui demande 1 Euro. Ouf, Ho la la dit-elle….
Elle n'est pas contente, il lui faudra compter les sous un à un… Quel travail la vache!
J'ai beau lui expliquer que c'est un enfant et que c'est tout ce qu'il a comme fortune
des sous mais rien n'y fait. Bof, elle s'en remettra. Les Saintes ce sont sept îles si
je ne m'abuse. Nous nous trouvons sur Terre-de-Haut. Nous commençons par faire les
formalités de douanes dans les bureaux de la mairie du village. Ce village est peuplé
d'une multitude de restaurants, bars, boulangeries mini-markets et boutiques souvenirs.
Les routes sont bordées de jolies petites maisonnettes aux couleurs propres mais la
quiétude de ce joli bourg est quelque peu troublée par la pétarade des 'scooters'. En
effet, les touristes sitôt débarqués sur l'île louent des petits scooters pour faire
leur visite, il y en a donc un nombre incalculable qui prennent carrément possession
des petites rues de l'endroit. Puis, alors que nous commençons à marcher vers le Fort
Napoléon après un arrêt à l'info touristique, un taxi passe près de nous et nous offre
un petit tour guidé car la route est paraît-il très escarpée. Il nous emmène au Fort
nous mettant en garde contre les petites pommes jaunes qui jalonnent les bordures des
routes. Il ne faut ni y toucher et encore moins les manger, car elles sont paraît-il
mortelles et c'est sérieux. On nous dit également que se tenir sous le feuillage de
cet arbre lorsqu'il pleut provoque de sévères brûlures de la peau. Pas touche comme
on dit! C'est tellement sérieux que les gens de la place peignent une marque rouge
sur le tronc de ces arbres si menaçants. Une fois arrivés au Fort nous en faisons
la visite guidée. La guide est très intéressante et aimable, c'est vraiment drôle
d'entendre l'accent français teinté de 'cwéole' (créole). Elle nous brosse un portrait
rapide de la Guadeloupe (surnommée également l'île d'Emeraude) mais en fait constituée
de deux îles (Grande et Basse Terre) séparées entre elles par un mince bras de mer,
la Rivière Salée. La forme des îles évoque les ailes déployées d'un papillon. Nous
terminons la visite du Fort en passant par les jardins et avons la chance d'y voir
de superbes iguanes . Notre chauffeur revient ensuite nous chercher pour nous emmener
à la plage de Pompierre et après un bref arrêt nous sommes de retour en ville pour un
saut à l'épicerie. De retour au bateau on se fait des burgers rapides et avocats farcis
d'une mousse de crabe et de tomates. Puis c'est le départ vers la prochaine destination :
Pointe à Pître. On se fera brasser la 'canayen' pas mal mais on y arrive à la tombée de
la noirceur… sous la pluie comme à chaque fois que vient le temps de mouiller. Mais juste
avant d'arriver… Oups on a un poisson…. Je dois y aller. Ha et pas un mais deux poissons!
Youhoooo! Il n'était pas trop tôt. Voyons voir ce que nous avons attrapé. Bon alors,
après une petite recherche rapide, il ressort que nos prises du jour sont des thonines ou
thons ailés. Deux beaux petits thons de une livre chacun. C'est parfait. On se concoctera
un souper délicieux de filets de thon à la Huelva avec le 'super Thermomix', un pain pour
le déjeûner du lendemain et une croustade de pommes pour le dessert. Encore un succès des
cuisinières.
13 janv :
Pointe à Pître se trouve sur la partie de Grande-Terre, vaste plateau calcaire aux
formes vallonnées. Basse-Terre de son côté, est constituée pour sa majeure partie d'un
massif montagneux et volcanique couvert d'une abondante végétation. Nous commençons
la journée par essayer de nous trouver une place à la marina mais revenons bredouille
et décidons de nous accrocher à une bouée de la marina dans la baie où nous avions
d'ailleurs passé la nuit au mouillage. Nous constaterons en soirée que la forte odeur
d'égouts à cette fameuse marina de luxe est vraiment insupportable. Nous sommes très
contents de repartir à notre emplacement pour la nuit une fois la journée terminée.
Donc, pour revenir au déroulement de notre journée, une fois accrochés à notre bouée,
nous partons en annexe pour nous retrouver au beau milieu du marché de poisson et de
fruits et légumes. Les pêcheurs de l'endroit qui s'affairent à nettoyer leurs prises
nous indiquent que la location d'auto la plus près est à trois km d'ici, dans le coin
de la marina, nous rebroussons donc chemin. En fin de matinée nous finissons par partir
avec un gros véhicule 9 places. Nous passons le reste de la journée à sillonner les
deux parties de l'île. De Pointe à Pître, la capitale de 30 000 habitants, nous nous
rendons à Sainte-Rose, y dinons dans une boulangerie, puis continuons vers le Golfe
de Malendure, une zone de plongée dite 'réserve Cousteau' mais nous ne plongeons pas.
Nous nous arrêtons à une petite chute, la rivière aux écrevisses. De Pointe Mahaut,
nous empruntons le très belle route de la Traversée qui croise le Col des Deux Mamelles.
Ce parc naturel regorge d'une végétation luxuriante semblable à celle de la Dominique.
Nous longeons ensuite la côte de Grande-Terre pour aboutir à pointe des Chateaux, une
pointe où les vagues se fracassent avec une violence qui fait peur. En arrivant à cet
endroit, Antoine s'écrit' Ha Seigneur, là j'ai pas une grosse baigne!' Nous sillonnons
l'île jusqu'à la tombée du jour et nous arrêtons à l'Anse Bertrand pour souper dans un
charmant petit restaurant 'Jeannot' à spécialité créole. La cuisinière, qui se trouve
à venir de St-Domingue, parle espagnol et nous accueille à bras ouverts. On se croirait
assis à la table d'une vieille tante. Elle est aux petits soins avec nous et craque
quand Antoine la remercie d'un Gracias, redoublant d'ardeur, en accourant pour saler
les frites des enfants, leur ajouter de la mayonnaise, coupant pratiquement leur viande
pour eux. De notre côté nous mangeons la spécialité de l'endroit, des espèces de
crevettes géantes dont j'oublie le nom servies sur un lit de riz. Notre assiette
n'était pas terminée qu'elle accourait pour nous demander si on en voulait encore…
c'est quand même rare qu'on voit un tel service dans un restaurant. Nous avons eu un
plaisir fou à converser avec elle, maman était bien contente de pouvoir ressortir son
espagnol, là elle est dans son élément… une vraie championne! Inutile de dire qu'elle
préfère l'espagnol à l'anglais. Après souper, nous optons pour retourner au bateau.
Il reste encore à rapporter la voiture, nous doucher et ramener notre petite épicerie
à bord avec notre annexe. Somme toute, nous sommes fort satisfaits de notre journée.
Demain ce sera le tour de Marie Galante.


Dimanche 11 janvier, En vacances dans les Antilles

La Martinique 
05 janv:
Nous arrivons en Martinique le 05 janvier en fin de journée, une fois la noirceur
tombée. Le nom de Martinique est d'origine Caraibe : " Madinina ", l'île aux Fleurs.
Le niveau de vie de cette île, est nettement supérieur à celui de la majorité des
îles. On mouille dans le cul de sac du Marin. La journée en mer s'est bien déroulée
quoi qu'un peu houleuse car au près. Heureusement, je nous avais préparé un pain de
ménage et une crème de tomates au Thermomix. Le ragoût de bœuf sur lequel tous avaient
initialement levé le nez deux jours auparavant, lors de la traversée, fut resservi
avec des patates pilées. Ce fut un grand succès, il n'y eut aucun reste, les chaudrons
furent pratiquement léchés.
06 janv :
Juste au moment de quitter pour aller faire une visite en ville, nous recevons un appel
de Nutmeg (Pierre) sur la radio. Ils sont tout près, ils ont quitté Ste-Lucie à 05h30
AM et arrivent bientôt nous les attendons donc car nous avons hâte de voir le poisson
qu'ils ont pêché la veille afin de pouvoir en confirmer l'identification. Il s'agit en
effet d'une carangue noire. Selon les livres, il s'avère que le danger d'empoisonnement
à la ciguatera est négligeable donc la prise est propice à la consommation. Nous partons
ensuite pour aller visiter le Bourg du Marin et faire les procédures de douane. Nous y
rencontrons UDLURIAQ. Thomas se trouve un " badge ", écusson de la Martinique et Catherine
des babouches. On prend une petite bouchée avec Lise, René, Anne et Anne-Marie dans une
boulangerie et nous poursuivons notre visite chacun de notre côté. Nous faisons un saut
au marché local puis nous trouvons l'épicerie de l'endroit 'Leader Price'. Nous refaisons
le plein et revenons au bateau en Dinghy. Puis on décrète que nous nous ferons un
souper/cinéma avec au menu : Rosti (une sorte de grosse galette de patates rissolées),
saucisses, saumon fumé le tout accompagné de crème sûre, échalotes et graines de sésame...
Catherine aide grand-maman à préparer une délicieuse salade d'accompagnement pendant que
maman s'affaire à mijoter tous ces bons petits plats. Nous dégustons notre festin en
écoutant la comédie Bienvenue chez les Ch'tis. Un bon film à visionner en famille. La
soirée se termine avec la visite de l'équipage Nutmeg (Pierre et Anne…) qui se joignent
à nous pour le digestif. Encore une journée bien remplie qui fait que personne ne se fait
prier pour aller prendre une bonne nuit de repos.
07 janv :
Enfin, le jour J est arrivé! Notre Nicolas se lève le premier et attend patiemment
quelqu'un pour exécuter son projet. Antoine arrive rapidement et les deux moineaux se
mettent à l'ouvrage. Ils commencent à peler le plâtre en lui enlevant des couches
puisqu'il est en fibre de verre. Ils finissent par changer de technique. Antoine se
met à tirer de toutes ses forces sur le plâtre à la demande de Nicolas. Maman a juste
le temps de prendre quelques photos avant que le bras de Nicolas se libère enfin.
Antoine est bien satisfait car il dit qu'on n'aura pas besoin de passer une heure à
l'hôpital pour ça…Nicolas lui a le sourire accroché d'une oreille à l'autre et il
cherche sa veste de sauvetage pour sauter à la mer et nager jusqu'au bateau Nutmeg pour
leur annoncer la grande nouvelle. C'est aussi ce matin que les classes reprennent
pendant que nous naviguons jusqu'à Grande Anse d'Arlet. Nous choisissons cet endroit
réputé pour ses plages et son petit cachet tout particulier. Antoine est ambitionné à
terminer tout son cahier d'activités, il faut l'arrêter. Nicolas, lui, a suivi un cours
intensif sans le savoir avant les vacances des Fêtes. Dany réalise ce matin qu'ils lui
ont fait compléter tout son cahier de maths deuxième année en croyant que c'était un
programme étalé en deux cahiers…Oups! Il n'y avait qu'un cahier. Antoine travaille avec
grand-maman une bonne partie de l'avant-midi et il lui dicte son journal de bord…
Grand-maman a de la misère a ne pas mourir de rire. Tout un spécimen celui-là! Pas besoin
de vous dire que grand-maman est fière de son Petit Homme! Il raconte comment il a aidé
son frère à enlever son plâtre. C'est tordant! En fait, ce récit est écrit par moi, la
grand-maman, pendant que Dany s'affaire à l'accostage. Elle est très heureuse de pouvoir
faire autre chose pendant que son récit s'écrit par magie. Sitôt arrivés, 3 des Catmousses
sautent à l'eau avec les masques pour explorer les fonds qui entourent le catamaran.
Nicolas est de l'équipe de plongeurs et il dit voir un homard avec des ailes. On va avoir
tout un souper ce soir!!! En fait, ce soir nous préparons le fameux buffet espéré depuis
si longtemps par notre Nicolas. Le duo maman Taillefer et sa fille ont la broue dans le
toupet, au menu de des pizzas maison, un brie au four nappé de pesto et d'un confit
d'oignons (préparé au Thermomix). Des boules de plantain, des craquelins et pâtés de
campagne, guacamole, salade avocat/tomates et j'en oublie.
08 janv :
Nous arrivons à Rade St-Pierre vers midi après un avant-midi d'école au cours duquel
nous faisons du français. Après dîner nous allons y marcher et traînons sur les
plages avant de revenir au bateau pour préparer un spaghetti et un délicieux clafoutis
aux cerises. On se couche tôt.
09 janv :
Ce matin, avant de quitter pour la Dominique, nous partons faire une visite guidée à
pied de la ville de St-Pierre car René a réussi à nous réserver une excursion pour
08h30 ce matin. Notre visite se révèle fort enrichissante. Cette bourgade ne compte
plus aujourd'hui que 6000 habitants comparativement aux 30 000 habitants qui la
peuplaient jusqu'en mai 1902. Le 8 mai 1902, la totalité de sa population périt lors
de l'éruption de lave et de cendres incandescentes projetées par la Montagne Pelée.
Seul rescapé, un dénommé Cyparis qui a eu la vie sauve grâce au cachot dans lequel
il se trouvait prisonnier au moment de l'éruption volcanique. Trois rue parallèles
forment l'essentiel de l'agglomération qui depuis la catastrophe n'a jamais retrouvé
sa splendeur d'antan. En effet, cette ville était jusqu'à l'éruption la capitale de
la Martinique. Les ruines de monuments que nous visitions, dont l'ancien théâtre,
l'église du Fort, l'Asile des fous et le département du Génie, témoignent de la
grandeur passée de cette première ville de la Martinique que l'on surnommait
" Le Petit Paris des Antilles ". Nous levons l'ancre vers 11h30 et quittons pour la
Dominique. Nous repasserons en Martinique sur le chemin du retour pour aller
rencontrer des amis français de mes parents le 17 janvier prochain et y visiter
Fort-De-France.

 

Jeudi 08 janvier, En vacances dans les Antilles

Une traversée olé olé pour nos équipiers!
05 janv 09Rodney Bay, Ste-Lucie
02 janv:
Nous partons ce matin pour retourner à Ste-Lucie rejoindre Pierre. Le départ se fait
vers 10h40 une fois les formalités de départ remplies. Les grains se succèdent mais
nous réussissons finalement à partir car il semble que la pluie est là pour durer.
Mon père se fait une écorchure au talent juste avant de partir. Rien de grave mais
il faudra faire plusieurs pansements au cours des jours qui suivront car les
saignements perdurent. La journée se déroule bien mais les grains se succèdent et
nous ne pouvons les éviter nous sommes donc assez trempés par moments. Pour souper
je sors un pot Masson de ragoût de bœuf. Seul le capitaine y touchera, le reste de
l'équipage se contente de biscuits soda à part mon père qui mange des toasts au
beurre d'arachide. Maman Taillefer n'a pas la tête aux chaudrons mais bien dans le
" splash pit " qu'elle remplit allègrement à plusieurs reprises. Elle ne la trouve
pas drôle, elle trouve ça pas mal loin Ste-Lucie. La nuit est mouvementée. Mes parents
sont relocalisés dans notre chambre car dormir dans la cabine avant serait trop
inconfortable. Au beau milieu de la nuit, mes parents qui commencent à avoir pas mal
chaud, décident de ré-ouvrir leur fenêtre… juste au moment où deux immenses vagues
viennent se fracasser dans le cockpit. Le lit est inondé.
03 janv :
Au petit matin, le soleil est de retour. Ouf la nuit a été " rough "! Maman reprend
du poil de la bête, après un petit bol de " porridge " (gruau), elle est sauvée! Ce
midi-là nous mangeons des roulés de tortillas. En cours de PM le capitaine crie " FISH "
" BIG FISH " ! Il s'agit en effet d'un monstre et nous le constatons en le remontant à
bord. Il ne " fit " pas dans le bac de plastique car il fait 53 pouces et pèse 30 lbs.
Nous arrivons à Ste-Lucie en exhibant fièrement notre prise du jour qui pend à l'arrière
du cockpit…tout un " show de boucane " comme dirait Pierre. Parlant du loup. A notre
arrivée, Pierre, le frère de René, nous attend dans la baie sur son bateau Nutmeg. Il
est avec Anne (nos équipiers de la traversée Québec - La Rochelle). Ils sont avec Lise
et René ainsi qu'Anne-Marie. Les retrouvailles sont touchantes. On est contents de se
revoir. Hortense et moi sommes toutes excitées. Il semble que le Père Noel ait laissé
chez elle un sac contenant des petits présents pour les enfants. Très perspicace ce
Père Noel, il a le don de tomber pile sur les goûts spécifiques des enfants. Nous faisons
également la remise officielle des t-shirts " Cat Mousses " pour nos deux équipiers, mon
père et ma mère. Ils en sont fort honorés car ils le méritent grandement depuis considérant
notre traversée des deux derniers jours. Le souper se fait sur Cat Mousses en compagnie
de l'équipage de 'Nutmeg' avec qui nous sommes à l'épaule tout en étant tous deux à
l'ancre. Notre souper communautaire se compose de sushis au thon, notre thon du jour en
papillote apprêté avec trois différentes marinades. Anne s'occupe d'une salade et de
Yam pilé. Après le souper nous partons afin de nous accoster au quai de la marina et
invitons Céline et Pierre de Chandelle, nos voisins de quai, à venir prendre un
Grand Marnier question de se remettre à jour sur les potins de Ste-Lucie.
04 janv :
Ce matin c'est le branle-bas de combat sur Cat Mousses. Un grand nettoyage en règle
s'impose. Mon père s'attaque au nettoyage du cockpit. Il y passe une grande partie
de la journée mais accompagne également les enfants à la piscine pour une baignade.
Je fais un lavage, du ménage puis après dîner, alors que René et mon père poursuivent
les travaux, ma mère et moi partons comme deux grandes seules en " dinghy " pour aller
faire nos emplettes. Nous faisons ça comme des pros. Ce soir nous sommes invités pour
un petit cocktail sur UDLURIAK. Au retour nous soupons de steak frites sur Cat Mousses
avec un super gâteau à la vanille Deluxe de Mc Cain. Ça peut avoir l'air anodin mais
pour nous c'était un luxe qu'on ne s'est pas payé depuis fort longtemps.
05 janv :
Derniers préparatifs de départ. René part avec Catherine et Antoine en taxi vers
Castries afin d'aller y chercher le fameux colis de Catherine envoyé par sa marraine
et son parrain. Enfin! Elle l'a donc attendu ce colis. Elle est tellement ravie. Mon
Dieu que sa marraine et son parrain ont de bonnes idées. Un livre sur les oiseaux et
des trésors de papiers et décalques de scrapbooking, tout-à-fait appropriés sur la
pêche, les vacances, les Caraïbes, la plage, les diverses fêtes et événements que
comporte une année. En plus son colis contient tout plein de petites surprises pour
tout un chacun. Merci de vos belles délicatesses! C'est vraiment très apprécié.

 

Lundi 05 janvier, En vacances dans les Antilles

Rattrapage sur les récits


05 janv 09
Rodney Bay, Ste-Lucie
Ouf, je commence à accuser un sérieux retard sur mes récits. C'est qu'on est pire
que des girouettes. Ca ne fait pourtant que 8 jours que je n'ai pas écrit mais j'ai
l'impression que ça fait une éternité. C'est qu'on en a fait des choses! On fait un
bond d'une île à l'autre, une visite éclair et hop on est repartis. Parfois on fait
même plusieurs îles dans la même journée. Le temps passé en mer dans les derniers
jours était. si on peut dire. un peu rock 'n' roll et c'est peu dire. quand çase
calmait un peu. on pêchait un poisson et le branle-bas de combat reprenait à bord,
le nettoyage de la prise, dépeçage et tout alors que maman Taillefer et sa fille
épluchions les livres de recettes à la recherche de 'LA' recette de poisson du siècle
avant de retomber dans les chaudrons.Ha c'est pas facile la vie de marin!!! Non
sérieusement, n'ayez crainte, nous avons soigneusement noté toutes nos adecdotes et
péripéties que je vous relaterai ici. Il est 03h30 AM et comme je ne trouvais plus
sommeil je me suis levée pour venir écrire question de faire un peu de rattrapage car
dès demain nous repartons.

Tous dorment à poings fermés à bord, demain nous reprenons la mer pour la Martinique
après une journée et demie de maintenance à Ste-Lucie. Il était grand temps que nous
nous arrêtions pour un peu de nettoyage et de maintenance. Alors, assez de bla bla,
allons-y! En passant, merci pour toute les lettres et cartes de Noël reçues. C'était
fort agréable de vous lire et même les enfants écoutaient avidement le contenu de vos
lettres. Vous lire est un grand plaisir. Merci.
27 déc :

Nous quittons Canouan pour nous diriger vers Mayreau, ce petit coin de paradis qu'on
nous a tant de fois vanté. Ne sachant trop où aller sur cette petite île de 3 km carré,
nous optons pour la baie de Salt Whistle pour aller mouiller l'ancre. On ne le voit pas
d'où nous sommes, mais bien dissimulé sur les abords de cette plage se trouve à cet
endroit un petit complexe hôtelier construit par un promoteur Canadien. L'arrêt ne sera
que très bref, le temps d'un dîner rapide car il vente sans bon sens t l'ancre chasse
(glisse sur le fond rocailleux). Mayreau a longtemps vécu, principalement, des produits
de la pêche des eaux poissonneuses des Tobago Cays. On y aperçoit encore de petites barques
de pêcheur, des 'barques de pêche à la voile'. Les plages sont apparemment dorénavant
envahis par les flots de passagers que les paquebots de croisière déversent quotidiennement
sur les rivages pour aller y faire des 'barbecue-party'. Ces endroits paradisiaques sont
envahis également par les plaisanciers,surtout en cette période de haute saison, mais nous
réussissons toujours à nous faufiler pour trouver une petite place à-travers les dizaines et
les dizaines de voiliers, en grande majorité des 'charters' (location). Comme le temps
s'égraine à vue d'oeil et que nous ne savons trop à quel endroit spécifique se trouve le
fameux petit resto de Mayreau dont on nous a tant parlé, nous décidons d'abandonner les
recherches et de nous diriger vers les Tobago Cays. Quel bel endroit nous trouvons! Les Tobago
Cays ce sont cinq petits îlots perdus dans une multitude de coraux, accessibles par de multiples
passes, protégées du large par une grande barrière de corail appelée le 'Horse Shoe Reef'et le
'World's end Reef'. De l'eau vert émeraude, des fonds clairs, des plages de sable blanc bordées
de palmier, et des récifs de corail tout partout autour. Un véritable petit paradis. Les 'boat
boys' accourent de partout brandissant fièrement les langoustes encore vivantes qu'ils viennent
de pêcher et qu'ils nous offrent d'acheter. Toujours pour des prix d'amis bien sûr! Nous nous
trouvons au mouillage, derrière l'île de Baradal. Nous partons en 'dinghy' pour aller explorer
l'île en espérant y apercevoir des tortues et des iguanes. Les eaux sont agitées, il vente encore
beaucoup. Nous revenons bredouille mais tout de même nous sillonnons l'île à pied et Thomas et
Nicolas y trouvent plusieurs Bernard l'ermite. Catherine ramène. encore des piqûres de moustiques
et Antoine des épines de cactus sous les pieds. Ha! La vie d'aventurier! De retour au bateau,
Thomas et Catherine continuent de plonger et aperçoivent sous le bateau, plusieurs poissons et
même une raie. Antoine lui se baigne prestement mais ressort aussitôt, c'est qu'il dit qu'il n'a
qu'une 'petite baigne'. Nous nous esclaffons. Il y en a qui ont une petite soif, d'autres une
petite faim, et puis d'autres qui ont une petite baigne!

28 déc :
Aujourd'hui c'est la farniente dans les Tobago Cays. Le vent a baissé un peu, nous partons en
dinghy faire du 'snorkling' dans le 'Horse Shoe Reef'. Quelle beauté! Juste là sous nos yeux, on
peut apercevoir d'innombrables espèces de petits poissons qui nagent à travers les récifs. C'est
magnifique. Nous avons peine à croire ce que nous voyons. Catherine apprend finalement à respirer
avec son tuba, une vraie championne. Elle et Thomas passent des heures sous l'eau. Nicolas
plongerait bien avec son plâtre. il continue de compter les jours patiemment. Puis nous partons
explorer l'île de Petit Bateau et Petit Rameau. Les enfants voient alors leur premier iguane.
Nous y rencontrons des français qui s'affairent à préparer des langoustes sur le barbecue pour
le festin du dîner. Ca nous met l'eau à la bouche. De retour au bateau, notre " boat boy " de
la veille repasse avec ses langoustes, nous ne pouvons plus résister. On achète! Une belle
grosse langouste vivante de 6 lbs. Il la coupe en deux devant nos yeux dans sa petite barque
et nous offre de nous emmener sur une île pour nous la préparer sur la plage. Nous préférons
la cuire nous même sur notre barbecue dans le bateau. Tous s'affairent. On prépare du beurre
à l'ail maison, des pains grillés à l'ail, une salade d'avocat, tomates et fromage feta, le
tout accompagné d'un vin blanc bien glacé. Un festin dont nous nous souviendrons longtemps!
Le reste de la PM est passé en faisant bien sûr un petit somme (la bedaine bien pleine) puis
encore un peu de snorkling et de cuisine. Je cuis deux pains dont un aux bananes.
29 déc :
C'est bien beau tout ça mais il faut continuer notre route. Il y tant à voir. Nous partons
aujourd'hui pour l'île d'Union. Cette île de 7 km carré , au relief élevé et accidenté était
verdoyante et très cultivée. Elle a compté jusqu'à 5000 habitants à la fin du XIXième siècle.
Puis tout fut abandonné et les quelques habitants restants, pêcheurs et petits cultivateurs
se sont répartis dans les deux villages, soit Ashton et Clifton. L'île compte présentement
environ 2000 habitants. Nous choisissons de mouiller dans le Clifton Harbour. On y aperçoit
la piste d'atterrissage de l'aérodrome qui longe le port ainsi que l'hôtel- restaurant
construit par un français de Martinique à la fin des années 60. Nous débarquons à terre,
c'est que nos finances commencent à être basses. Nous roulons sur les 'fumes' ce sont les
enfants qui nous financent avec leurs petites fortunes et ce n'est pas peu dire. Nous n'avons
plus un sous. C'est que nous n'arrivons pas à sortir d'argent d'aucun guichet que nous
rencontrons depuis quelques temps. Dans les îles de Grenadines de St-Vincent les NIP bancaires
doivent compter quatre chiffres. Comme nos NIP ont cinq chiffres, nous ne sommes pas chanceux.
et la banque vient évidemment de fermer. Mais finalement, une dernière tentative de René en fin
de PM porte fruit. Une de ses cartes finit par fonctionner. Ouf! C'est fête au village, on a
enfin de l'argent!! On se lance à l'épicerie et chez le marchand de fruits et légumes. Les
quelques petites emplettes sont fort appréciées par l'équipage. Au retour nous soupons de
Red Snapper que nous avions acheté d'un 'boat boy' à notre arrivée et qui a mariné tout la PM.
Délicieux!
30 déc :
Ce matin nous partons explorer les dernières îles des Grenadines. Nous commençons par l'île de
Morpion. Un minuscule petit îlot de sable sur lequel on trouve pour toute occupation qu'une
petite paillote, soit un petit parasol avec un toit de paille. C'est absolument magnifique.
Une île déserte, toute minuscule, une toute petite 'patch' de sable coiffée d'un parasol.
C'est magique. Il était tant qu'on y arrive. Nous sommes les deuxièmes à occuper l'île ce matin.
Juste le temps de prendre une photo et puis déjà près d'une dizaine de voiliers mouillent.
L'île sera envahie, nous quittons juste à temps mais nous avons pris le temps de faire du
'snorkeling'. Il y a si peu d'eau que notre petit Nicolas réussit finalement à faire, lui aussi,
du 'snorkeling'. On lui tient le bras en l'air. Il est enchanté. Pauvre petit pit qu'il a hâte
d'enlever ce plâtre. Il nous a déjà commandé un buffet pour célébrer l'événement lorsque nous
lui retirerons son plâtre. Il planifie d'abord sauter à l'eau avec son plâtre , puis on le coupe
et pour souper ce soir-là, il veut un buffet spécial! Maman Taillefer et moi avons déjà bien
des idées pour le menu. Nous partons ensuite pour 'Petit St-Vincent', dernière île des Grenadines
de St-Vincent. Nous mouillons devant l'île, dînons, nageons jusqu'à l'île, explorons un peu les
fonds poissonneux et repartons. Nous atteignons ensuite Carriacou, première île des Grenadines
de Grenade. Son nom viendrait de l'appellation amérindienne 'Karyouacou' et ses premiers colons
auraient été des Français, pêcheurs de tortues. Carriacou avec ses 7000 habitants est la plus
grande et la plus peuplée des îles Grenadines avec sa superficie de 30 km carré. A la pêche et au
commerce maritime s'ajoute le commerce d'alcool. En effet, les habitants de l'île possèdent la
réputation de contrebandiers. On dit qu'il est plus facile de trouver un commerce de spiritueux
qu'un poste à carburant sur cette île. Nous nous arrêtons d'abord à Hillsborough, une petite
bourgade, chef-lieu de l'île. C'est à cet endroit que se trouve la douane, quand la motivation
est passée, certains de ces gens n'y étaient pas, je vous jure! Ouf! Une femme est couchée sur
le bureau à se manger les ongles et à regarder le bureau alors qu'un homme lui, gratte une noix
de muscade avec un petit canif et ne lève même pas les yeux vers nous lorsque nous lui adressons
la parole. René en bon politicien réussit quand même à obtenir son droit d'entrée à force de les
flatter dans le sens du poil. Nous repartons avec ce que nous voulions, cette fois vers la baie
de Tyrell, l'un des mouillages les plus tranquilles des Grenadines. dit-on! On est loin des
Tobago Cays, ca ressemble plus à un port industriel sale mais tout de même, nous descendons à
terre pour aller souper dans un petit resto aux abords de la plage. Nous sommes assis dans une
espèce de petite cabane sur pilotis qui surplombe la plage et qui nous offre comme toile de fond,
le soleil qui s'efface tranquillement. Nous y sommes seuls puisque c'est juste l'espace d'une
table à pique-nique. Nous passons une très agréable soirée.
31 déc :
Nous voilà repartis, cette fois pour Grenades où nous passerons deux jours à quai. On se paye un
luxe. Chemin faisant nous pêchons deux poissons. Un barracuda de 6 lbs (25 pouces) et un autre
que nous mettons un moment à identifier. Il s'agit d'un thon banane ou 'Wahoo' de 8 lbs
(37 pouces). Nous mangeons le thon en papillote pour le dîner et le barracuda pour souper,
cuisiné au thermomix avec une recette de Tilapia à l'aigre-douce. Avant souper, nous partons
en ville question de voir un peu si nous ne pouvons pas nous trouver un tour guidé pour le
lendemain. Un autobus s'arrête pour nous ramasser, les autobus sont des camionnettes
(fourgonnettes) 15 passagers. René s'assoit avec le chauffeur et avant même de débarquer, le
marché est conclu, le chauffeur (Joseph) se porte volontaire pour nous faire un tour guidé
de l'ile le lendemain. Nous descendons et nous retrouvons je ne sais trop comment au beau
milieu d'un rassemblement de chauffeurs de taxis, là où les bateaux de croisière s'arrêtent.
Ces derniers nous convient à nous joindre à eux et en l'espace d'un éclair, ils nous glissent
une bière dans la main et des jus pour les enfants qu'ils nous offrent gracieusement et nous
nous lançons dans une conversation avec eux. 'This is the Grenada way' qu'ils nous disent.
Ca c'est chaleureux comme accueil! Un peu différent de l'accueil de la veille à Carriacou. Nous
continuons notre route à pied et nous arrêtons dans un petit centre commercial. Antoine s'achète
avec les sous reçus de tante Gervaise, un petit 't-shirt' de Grenade (son julet) comme il
l'appelle et un porte-clé. Thomas s'achète un badge à l'effigie des Grenades. On revient au
bateau, soupons de notre barracuda et passons le reste de la soirée à jouer à des jeux de
société en attente de défoncer l'année sous les feux d'artifice et avec champagne.

1 janv :
Au réveil on se part deux petites brassées de lavage puisque nous sommes à quai, puis nous
nous concoctons un déjeûner du Jour de l'An très élaboré comme ceux qu'on se faisait à la
maison : oufs brouillés, bacon, beans, cretons, toasts au pain de ménage, patates et mimosa
s.v.p. Mmm! Ca fait du bien à la bedaine. A midi notre fidèle chauffeur de taxi 'Joseph' nous
attend avec un taxi étincelant de propreté. Il nous promènera plus de cinq heures durant,
nous faisant explorer l'île dans les moindres racoins, s'arrêtant d'innombrables fois pour
nous montrer les fruits et légumes de différents arbres : mangues, pamplemousses, bananes,
plantains, 'breadfruit', caramboles, muscade, sorrel, cacao, coconut, golden apple, guava,
tamarine, papaye, canne à sucre, bamboo, callalou, tout y a passé. Il nous a emmené à une
chute et bain naturel, Catherine et Antoine s'y sont baignés. Il nous arrête partout, nous
paye une bière, nettoie à nouveau son taxi à chaque fois que nous descendons. Un service
impeccable! Il nous a également surpris par l'étendue de sa culture en nous brossant un
portrait socio-culturel et géo-politique fort complet, nous décrivant en long et en large
l'histoire de cette petite île qui fut originellement baptisée sous le nom de 'Conception.
Plus tard des navigateurs espagnols lui donnèrent son nom actuel, comparant ses sommets
verdoyants aux montagnes dominant la ville andalouse de Granada. De par sa culture intensive
de la noix de muscade, l'île est aussi couramment appelée l'île aux épices. Joseph nous
parle de l'abolition de l'esclavage, du suicide des Caraïbes que l'on voulait faire esclave.
L'endroit sur la falaise d'où ils ont sauté est maintenant appelé le 'Morne des Sauteurs'.
Ces Caraïbes ont préféré s'enlever la vie plutôt que de devenir esclaves. Cette île tient
le statut d'État indépendant et est membre du Commonwealth depuis 1974. Leur leader Maurice
Bishop, porté au pouvoir en 1979 s'entoura de conseillers cubains et fut assassiné par ses
opposants peu après. Nous sommes justement allés au Fort St-George où il fut tué et les
enfants ont eu plusieurs questions à poser à ce sujet. Puis les Américains ont envahi l'île
afin de renverser les conseillers cubains. Un gouvernement plus conservateur succéda les
ex-dirigeants progressistes. Le gouvernement déploie de grands efforts pour relancer le
secteur économique mais en septembre 2004, l'île fut frappée par Yvan, un cyclone d'une
rare violence dont on voit encore les vestiges sur certaine infrastructures qui n'ont
toujours pas été rebâties à ce jour. L'île comporte 102 000 habitants dont 20 000 au
sein de la capitale de Saint-Georges. Nous passons par le célèbre " Sendall tunnel ",
construit par les Français au XVIII siècle et visitons le Fort Georges (l'ancien Fort
Royal des Français). Nous terminons la visite avec un arrêt au marché de fruits et
légumes et un dernier à la boulangerie et revenons au bateau, enchantés de notre visite
de l'île. Comme souper du Jour de l'An nous nous faisons des sushis en entrée puis une
fondue bourguignonne. Wow! Il y a longtemps que nous en avions mangé. Nous avions
d'excellentes petites sauces dont une sauce béarnaise préparée au Thermomix. Nous
avions même des petites patates cuites au barbecue par notre excellent Barbecue man.
C'est au cours de ce souper que nous exposons nos résolutions respectives pour l'année 2009.


Anecdote d'un certain membre de l'équipage
J'avais toujours cru que je pouvais compter sur ma fille . jusqu'à ce jour!! En visitant
la Grenade, je fus attaquée par un chien galeux en manque d'affection. En essayant
d'entrer dans notre véhicule taxi, pour fuir cet affreux petit toutou, je me suis fait
fermer la porte au nez par ma propre fille. Qui suis-je? Elle préférait laisser sa maman
dehors plutôt que de laisser entrer Jappi toutou!! Elle m'affichait un grand sourire pour
ne pas dire un fou rire à travers la fenêtre du taxi. Heureusement que mon gendre était
encore dehors pour venir à mon secours si non je serais sans doute morte le premier
de l'an 2009!!!