Journal de Bord du Cat Mousses
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Vendredi 12 janvier , Phucket Thailande
12 janv 2012, Phuket, Thaïlande Récit 200 - Cat Mousses sur les blocs!
Voilà, Cat Mousses est maintenant sur les blocs!
La sortie s'est faite à minuit la nuit dernière, question d'utiliser la
marée à son maximum. Seuls quelques jours par mois, permettent un coéfficient
de marée suffisant pour le tirant d'eau de notre catamaran. Même hier, il ne
restait que 20 cm d'eau sous les quilles lors de notre sortie. Assez archaïque
comme système, mais on peut leur donner ça aux Thaïlandais, ils sont astucieux
et font des miracles avec pas grand chose, soit les moyens du bord. Je n'ai pas
pu résister, une fois la sortie faite, il fallait que je gratte les coquillages
collés, à la coque. C'est que c'est pas mal plus facile de gratter debout, les
deux pieds sur la terre ferme, en utilisant toute la force de ses bras qu'en
nageant dans l'eau, à tenter de faire du surplace, en se faisant brasser par
les vagues et piquer par les locataires clandestins qui logent dans les algues
et les coquillages qui recouvrent la coque. Il était 01h30 AM et je n'arrivais
pas à aller me coucher. Seule dans le noir, avec ma lampe frontale, je grattais.
Seuls les moustiques sont venus à bout de me convaincre de rentrer. Ouash,
des moustiques, ça c'est moins drôle! Le chantier est... Un peu salaud mais bon,
on ne peut pas tout avoir.
Cette première journée au chantier fut assez productive. Nous avons poursuivi
le grattage et nettoyage de la coque tout l'avant-midi. Les enfants ont tellement
bien gratté les hélices, qu'elles ont l'air neuves à nouveau. Elles étaient
tellement recouvertes de coquillages qu'on ne voyait plus un millimètre de cuivre.
J'ai rarement vu la coque aussi sale. Honnêtement, je doute que nous aurions
passé la quarantaine de la Nouvelle-Zélande ou de l'Australie arrangés comme ça.
Ils sont conciliants les Thaïlandais!
Au cours de cette première journée, nous avons choisi et commandé la peinture pour
le bateau, pris un RV avec le gars qui refera les vinyles du plafond, pris un RV avec
le mécanicien des moteurs, fait une visite au magasin de bateau le plus près, refait
le plein d'eau en achetant 15 contenants de 20 litres et branché l'électricité.
Les enfants se sont faits un petit jardin à côté du bateau en sarclant un bout de
terre et en y semant des graines de toutes sortes. Finalement, nous cherchions à
nous louer une petite mobylette pour faciliter nos déplacements. En jasant avec
des locaux, on s'est retrouvés avec une antiquité de mobylette, avec...
Tenez-vous bien... Un panier à salade.
Et tout ça pour pas un sous. Non mais, ils sont avenants pas à peu près nos nouveaux
copains thaïlandais. Ils travaillent forts, toujours le sourire aux lèvres... La
seule chose c'est qu'ils ne parlent pas un mot d'anglais. Ou plutôt... ils le
parlent... Mais le seul mot qu'ils semblent connaître est 'yes', car ils disent 'yes'
à tout ce qu'on dit! Heureusement que René s'est prévalu d'un logiciel de traduction
sur l'Ipad. Il suffit d'écrire en anglais et ça ressort en Thaï... Bon pas sûre
de ce qui sort comme traduction, mais à quelques reprises, ce fut une révélation
pour nos communications.
René et les enfants ont fait une première sortie avec notre super panier à salade pour
rapporter les bidons d'eau vides en ville. Ça c'est bien passé... Si on ne tient pas
compte du fait qu'ils ont failli frapper un chien, ils ont détruit le muret en brique
au magasin et que c'est le ti-monsieur qui vend de l'eau potable qui a dû repartir
la motocyclette pour René, parce qu'il n'y arrivait plus. En toute honnêteté, je
pense que je vais peut-être attendre un peu avant d'oser m'aventurer seule en ville
avec notre super panier à salade.
Plus à suivre pour nos prochaines aventures, mais en fait ça se résumera à des travaux
de maintenance, et ce jusqu'au 23 fév, date à laquelle nous prions pour que les travaux
soient terminés pour la remise à l'eau. Il faut avoir confiance, mais j'avoue que c'est
une grosse chance que nous prenons. Nous avons la chienne d'entreprendre un pareil
chantier de six semaines! Et les classes à travers ça? Nous avons encore la nuit
pour évaluer l'ampleur des travaux que nous devrions entreprendre. Voyons si la nuit
portera conseil.
<pre>Dimanche 08 janvier , Phucket Thailande
07 janv 2012, Phuket, Thaïlande Récit 199- Cat Mousses - Nos derniers moments de vacances en famille
Les derniers jours ont été consacrés à faire la farniente, en alternant les
courtes navigations, les bains de soleil et les promenades à la découverte de
nouvelles plages.
Le 2 janvier, avant de partir vers un nouveau mouillage, nous avons fait un
saut au méga supermarché, appelé Big C, dans le centre commercial du centre-ville
de Patong. Ouf, une vraie folie! Nous tardions à retrouver la quiétude de
notre bateau, c'est qu'on n'a plus l'habitude de ces grandes surfaces et de cette
consommation à outrance. Ce tourbillon de touristes, la consommation à son
paroxisme et ces bains de foule nous troublent un peu. Ça nous fait réaliser
que le retour à la maison nécessitera certainement une bonne période d'ajustement.
Nous avons opté pour passer les derniers moments avec mes parents, à remonter la
côte ouest de Phuket, vers le nord, pour nous rapprocher de l'aéroport. Nous avons
consacré notre temps, en alternant les marches sur la plage, balades de dinghy
et plongées à la recherche de géo-caches, cocktails ici et là, tantôt sur la plage,
tantôt dans de chics hôtels, tantôt sur Cat Mousses. Evidemment, nous ne quittions
jamais la plage sans l'incontournable petit massage de fin de PM, au son des vagues,
suivi d'une bonne douche... Parfois un peu clandestine, mais bon! Il faut être
débrouillards dans la vie!
Plus on remontait vers le nord, plus les plages s'allongeaient et devenaient
tranquilles. Après Patong, nous avons fait, Kata Beach, Kamala et finalement Bang
Tao. Chacune d'entre elles comportant son charme propre. René, Silvio (de Matajusi)
et les enfants sont allés pêcher en PM le 3 janvier et nous ont rapporté une belle
grosse seiche. Sylvio l'a nettoyée et cuite sur son bateau et nous avons fait un
festin sur Cat Mousses, le soir du 4 janvier. Nicolas, avec ses frères et sa soeur,
a passé toute sa journée à pêcher des mini calmars, 'squids'. Un travail de moine!
Un qui pêche, un sur la brosse, un sur l'éponge et un à verser des seaux d'eau pour
nettoyer le pont. C'est que ça fait un moyen dégât ces bestioles! Elles ont beau être
petites, leurs réserves d'encre semblent inépuisables.
Infatigable, notre Nicolas (mieux connu sous le nom de Billy the Fisher), n'en
finissait plus de pêcher de nouveaux squids, de les nettoyer et de les découper.
Il devait bien en avoir une bonne vingtaine. Le soir venu, pour le cocktail, il
nous a préparé le tout à la poêle, dans l'ail, l'huile et les assaisonnements.
Il a fait craquer ses grands-parents avec sa recette!
Ce matin, 7 janvier, le temps était déjà venu de débarquer, à regret, grand-papa
et grand-maman à terre, sur la plage, avec leurs valises. C'est ici que prenaient
fin nos vacances de rêve en famille, puisque mes parents repartent maintenant vers
Bangkok pour entreprendre leur tour guidé de deux semaines. Ouf, que d'émotions...
Le dernier souper d'hier soir et nos adieux de ce matin ne se sont pas faits sans
larmes. Comme le disait René, la journée d'aujourd'hui en était une de deuil.
Il nous fallait retomber sur terre, car nous sommes encore, comme sur un nuage.
Le mois que nous venons de passer était un mois de rêve, mes parents sont vraiment
en super forme, plein d'énergie et toujours partants pour tout ce qu'on leur
propose. Cette rencontre, comme le dit si bien ma mère, aura été une bonne dose
d'amour et de bonheur. Une dose sans fond, dont on avait bien besoin après trois
années sans nous voir. Nous en avons profité à fond et en sommes encore tout
gonflés. Heureusement, nous avons convenu de repasser Noël qui vient ensemble, ça
nous donnera de quoi espérer et de quoi planifier. Nous avons, à l'unanimité,
décidé de nous retrouver dans 11 mois, en Afrique du Sud, pour passer ensemble les
Fêtes de 2012 et et faire un trip style safari dans les terres.
Le moins qu'on puisse dire est que les derniers mois auront été, pour nous, à la
source de grands bonheur. D'abord la visite de Luc, Chantal et Geneviève en
novembre, puis la visite de mes parents en décembre-janvier. Nous avons vécu
des moments inoubliables. Demain, 8 janvier, c'est la routine qui reprendra son
cours avec la reprise des classes. Puis, nous sortirons le bateau de l'eau le 11
janvier, pour entreprendre quelques entretiens de routine et, si tout va bien,
reprendrons la mer à la mi-fév vers les îles Andaman en Inde. Nous planifions
reprendre une équipière pour environ deux mois, cette fois-ci, une jeune québécoise.
Sur ce, c'est déjà l'heure du dodo, à la prochaine.
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