<pre><pre>Mardi 30 septembre, La Corogne, Espagne
Texte du capitaine 'les travaux effectués sur le bateau' à La Rochelle:
Le texte qui suit, je n'étais pas sûr de vouloir l'afficher sur notre site car il peut sembler long et ardu,
voire même un peu ennuyeux. J'ai tout de même choisi de l'envoyer au cas où ça puisse intéresser
les castors bricoleurs de ce monde.
Il y a de cela longtemps, Dany me demandait de faire un résumé des travaux que nous avons effectués
sur le bateau à La Rochelle en prévision de notre prochain épisode en mer. Pour ceux qui ne sont
jamais allés à La Rochelle, au risque de me répéter, laissez moi vous rappeler que c'est le plus grand
port de plaisance de l'Europe et avec des agrandissements en vue, il pourrait devenir le plus grand port
de plaisance au monde. Il y a plus de 3600 voiliers dans ce haut lieu de la voile, donc c'était
l'endroit idéal pour y effectuer nos réparations. Selon les discussions entre navigateurs québécois sur les
quais, on s'est entendu pour dire qu'une traversée comme le retour aux sources équivalait, comme
expérience, à plus de 5 années de voile au Québec. Il faut dire à nos lecteurs étrangers que la saison
de voile au Québec est assez courte compte tenu de nos saisons. Certains des travaux effectués à
La Rochelle auraient pu être faits à Québec avant de partir mais je ne sais trop pourquoi …nous avons un
peu manqué de temps avant de partir. On dit souvent que si on attendait d'être prêt pour partir, nous
ne partirions jamais!!
On dit souvent aussi que lors de l'achat d'un bateau d'occasion, on ne peut pas mettre trop d'importance
aux instruments électroniques car ils deviennent rapidement désuets et on ne sait jamais quand ils rendront
l'âme. Et bien plusieurs des équipements électroniques à bord avaient été remis à neuf en 1997, alors on
s'entend que je savais que nous ne pouvions espérer les garder jusqu'à la fin de notre tour du monde. Ceci
étant dit, puisqu'ils marchaient tous avant de partir, pourquoi les changer!! En arrivant aux Açores, le
profondimètre a rendu l'âme et l'indicateur de vent nous a laissé tomber dans nos derniers miles avant
d'arriver à La Rochelle. Nous avons donc changé les deux au début septembre, les deux ayant été victime
d'infiltration d'eau dans les boitiers extérieurs. Le fameux pilote automatique, pour sa part, nous fait des
siennes depuis l'achat du bateau. Nous pensions avoir solutionné le problème avant de partir de Québec
mais nous avons tôt fait de nous rendre compte qu'il ne fonctionnait pas et ce même avant d'arriver à
Rivière-au-Renard. Sur certaines allures il fonctionnait bien et sur certaines autres il perdait le cap.
On ne pouvait pas s'y fier. Nous l'avons tout de même utilisé à 3 ou 4 reprises sur de très courtes durées
et à chaque fois c'était comme si nous étions en vacance. Au début septembre, avec l'aide de Julien du
chantier Fabre Marine, nous avons débuté le travail de décortiquage du système. Au début on croyait que
c'était le gyro-compas, nous l'avons déplacé pour être certains mais il fonctionnait à merveille. On se
concentre ensuite sur le vérin qui selon Julien est anormalement rigide lorsque l'on tourne la barre à
roue (nous l'avions remarqué lors de la traversée mais il avait toujours été comme ça alors je pensais
que c'était normal). Il démonte le vérin hydraulique et le vérifie dans son atelier pour se rendre compte
qu'un trop grand jeu existe dans l'engrenage ce qui empêche l'électro-aimant de se désengager. Quelques
coups de brosse métallique pour dérouiller le tout, un washer additonnel et un peu de graissage du
cylindre règle le tout. La barre est extrêmement facile à manier maintenant, c'est super! Lors de
l'installation du vérin, on s'aperçoit que l'indicateur de safran varie sur l'écran du pilote sans même
toucher la barre à roue alors on doute que l'ordinateur du pilote a un problème alors on l'enlève et on
l'envoie chez Raymarine à Paris, le tout revient une semaine plus tard avec un tag fonctionnel, l'ordi du
pilote n'avait aucun problème!!!! Il ne reste donc qu'une partie du pilote que nous n'avons pas touché,
c'est le fameux indicateur de position du safran, on vérifie la résistance sur les différentes bornes du
potentiomètre et les valeurs varient au-delà des spécifications du manufacturier, on vient finalement de
trouver le problème. Le potentiomètre envoyait de la mauvaise information sur la position du safran et
l'ordinateur croyait donc que le bateau avait perdu son cap, à ce moment le pilote décrochait et perdait
son cap. On commande le potentiomètre et après 4 jours de vérification avec le chantier, on se rend
compte que Raymarine a reçu la commande mais ils n'ont pas la pièce en stock!!!! On commande l'unité
complète (un peu plus cher) mais le lendemain nous la recevons. Le tout est posé et le système fonctionne
à merveille au quai, on verra si tout fonctionne lors de la traversée. Mettons que ça fait beaucoup d'aller-retour
pour moi et Julien entre le chantier et le bateau pour finalement trouver la solution au problème!!!
Je vous épargne les détails financiers de toutes ces réparations mais mettons que la carte de crédit s'est
fait aller.
Pour ne pas vous imposer les détails de chacune des petites réparations, je vais me limiter à en faire une liste
exhaustive pour vous donner une idée de l'entretien nécessaire suite à une traversée:
1- Chariot de la grande voile à remplacer en partie (un embout a brisé et nous avons perdu les billes
peu après notre départ des Açores.
2- Re-sécuriser le réflecteur radar que j'avais dû enlever en route après les Açores puisque le 'ragage'
voulait venir à bout des cordages qui le tenaient
3- Faire recoudre la base du genois
4- Remettre à neuf la voile tempête qui est d'origine avec le bateau et qui venait dans un sac de voile
de La Rochelle mais dont les oeillets en laiton on vite fait de se désintégrer, je ne crois pas que
l'ancien proprio l'a utilisé souvent!
5- Reconstruction du spi qui a déchiré en route vers les Açores
6- Remplacement d'un tuyau de la pompe à pied (eau douce) qui coulait beaucoup
7- Transvidage des réservoir de diesel avant vers ceux d'en arrière (pour diminuer le poids sur le devant
du catamaran)
8- Nettoyage et séchage des compartiments avant. C'est incroyable ce qu'un petit ménage peut faire
pour libérer les espaces. J'en profite pour faire l'inventaire détaillé de mes pièces de rechange, de
jeter celles qui ne me sont plus utiles et de réaménager les différents espaces. Je voulais faire ça
à Québec mais je n'avais pas eu le temps.
9- Déglaçage du frigidaire et congélateur pour se rendre compte que la soudure de la base du frigo
en stainless est brisé, j'y met du sicaflex pour maintenant on verra plus tard
10- Redéplacer l'ancre et sa chaîne dans son compartiment avant (nous l'avions amené en arrière à
Rivière-au-Renard pour diminuer le poids sur le devant du cata
11- Remettre du tape sur les barres de flèche et sur les accastillages dans le mât pour empêcher que
ceux-ci ne déchirent la grande voile ou le genois lors des manoeuvres (nous avons déchiré la
grande voile en route vers La Rochelle à cause de ça)
12- Soudure du banc du poste de navigation intérieur qui avait cassé en chemin
13- Installation d'une barre amovible de rétention du poteau de l'éolienne afin de faciliter le retrait du
moteur de l'annexe (je suis convaincu que Pierre et Vincent se rappellent le mal qu'ils ont eu à
l'installer là en partant de Québec)
14- Installation de 2 trappes de ventilation pour aérer les compartiments logeant les compresseurs
pour les frigidaires
15- Installation du fameux four à Dany (c'est plus compliqué qu'on pense sur un bateau). J'ai dû
modifier l'espace prévu à cette fin pour ensuite installer un tuyau d'alimentation en propane/butane
et l'insérer dans la ligne existante du bateau. Seulement trouver les 'fittings' pour accomplir le tout
fut un exploit.
16- Modifier le système d'alimentation en propane du bateau pour accepter le butane. Ici c'est impossible
de faire remplir nos bouteilles comme au Canada alors j'ai dû me procurer des bouteilles de camping
gas (butane). Pour accomplir le tout, j'ai dû me trouver un atelier d'usinage pour me faire fabriquer un
'fitting' qui me permettrait de passer de nos filets US vers les filets métriques. Encore une belle aventure
mais mission accomplie et nous fonctionnons seulement au butane maintenant, je garde le propane
dans mes bouteilles pour alimenter le BBQ.
17- Développement d'un système de palan pour transporter le moteur de l'annexe fixé au tableau arrière
du bateau pour aller l'installer sur l'annexe une fois celle-ci mise à l'eau. Encore quelque chose
qui aurait pu être fait à Québec mais manque de temps obligeait ...
18- Remplacer le feu de navigation tribord qui m'avait lâché le soir après notre départ des Açores et
dire que j'avais changé celui de babord aux Açores mais je n'ai pas cru bon d'acheter celui de l'autre
côté car il fonctionnait encore! Arrivé en France, j'ai dû faire une commande spéciale puisqu'aucun
magasin ne gardait ce modèle sur leur tablette!
19- Réparation du hatch d'évacuation qui nous avait lâché entre les Açores et La Rochelle. Les pièces
furent très faciles à trouver et la réparation rapide. Les ancrages pour les poignées des hatch d'aujourd'hui
sont en aluminium contrairement au plastique d'autrefois.
20- Plonger pour changer les 2 anodes des 'shafts' de moteur qui, malgré que le bateau n'était à l'eau que
depuis le mois de mai, avaient été grugés presqu'à la moitié.
Comme vous pouvez le constater, je n'ai pas chômé mais il m'en reste encore à faire, car ça ne finit jamais.
Nous avons décidé de partir quand même de La Rochelle bien que tout n'était pas terminé car il fallait bien
que je me garde des projets pour les journées plus tranquilles à venir ...
Si vous trouvez cette liste de travaux ardue, vous n'avez pas idée de l'ampleur des travaux que nous avons
dû effectuer avant notre grand départ de Québec…
Ce sera sûrement un chapître, à lui seul, de notre livre.
Lundi 29 septembre, La Corogne, Espagne
Nous sommes arrivés à la Corogne hier PM après avoir fait un avant-midi de mathématiques à bord.
L'appel de la Corogne était plus fort que nous, nous avons décidé de nous y arrêter et de prendre la
chance de retrouver une température aussi clémente pour finir la traversée du Golfe de Gasconne qui
nous permettra de finalement franchir le Cap Finisterre. C'est un arrêt bien mérité car la nuit d'avant
fut un peu plus mouvementée, le traffic maritime avait augmenté de façon significative : les bateaux,
chalutiers et filets de pêche fusant de toutes parts. Nous avons eu droit vers 03h00 AM à un spectacle
très spécial à notre tribord. Il y avait des poissons argentés par centaines qui bondissaient hors de
l'eau et un banc de dauphins qui semblaient trouver délicieux ces poissons, ce qui créait une véritable
valse dans la nuit. Hier matin nous avons trouvé une preuve que nous n'avions pas rêvé car un de ces
poissons est sauté sur le bateau, s'échouant sur un des trampolines (photo à venir sur lesite, selon nos
recherches il pourrait s'agir d'un orphie quelconque).
Hier après les procédures d'entrées au port, nous avalons un bon hamburger maison pour ensuite aller
nous promener en ville avant le dodo. Aujourd'hui, après une matinée de français et un copieux repas
de pitas au thon (frais), nous partons en expédition. Nous prenons un tramway (qui nous rappelle
étrangement celui de Magog) et l'on se rend à la Casa del hombre, un musée sur le corps humain.
Tous apprennent plein de nouvelles choses et fort heureusement nous avions notre dictionnaire. Nous
passons tous sur la balance du musée pour constater que le capt a perdu 25 livres depuis le départ!!!
Nous n'en croyons pas nos yeux! Nous terminons la visite avec un film IMAX en espagnol sur les
dinosaures. Puis on repart trotter en ville pour aboutir dans une épicerie. Quoi de mieux pour réviser
son vocabulaire en espagnol. Je passe mes journées à pointer et nommer tout ce que je vois pour
enseigner des nouveaux mots aux enfants. A l'épicerie, à la demande de Thomas, on trouve et achète
un nouveau fruit qui nous est inconnu, le tamarin. C'est un espèce de fruit confit très sucré, pas
mauvais, qui contient des noyaux semblables aux noyaux de cerise. On s'arrête ensuite dans un café
internet pour envoyer quelques e-mails. On poursuit notre balade et chemin faisant vers le bateau, nous
nous arrêtons dans un petit café et nous soupons aux empanadas. Nous avions peine à y croire au début
mais, ce qu'on dit est vrai, les gens ici ne soupent pas avant 22h00. Le matin les commerces n'ouvrentpas
leurs portes avant 10h00 AM, ils ferment de 14h00 à 16h00 et restent ouverts jusqu'à 19h00 au moins et
certains ne ferment qu'à 21h00 ou 22h00.
De retour au bateau c'est l'heure du dodo pour tout le monde et surtout pour la maman car depuis
deux jours j'ai le cou complètement immobilisé par un espèce de torticolis du côté gauche (Note du
capitaine : Dominique, c'est quoi le remède pour ça?). Ca me réveille la nuit, je ne peux plus tourner
la tête et avaler me fait mal. J'ai hâte que ça me passe.
Samedi 27 septembre, En route pour l'Espagne
Il est cinq heures du matin, je suis sur mon quart, Victor m'accompagne. Lorsque je prends mon
quart vers 03h30 AM, le vent faiblissant, je décide d'envoyer un des moteurs, question de se donner
une chance. Nous avons finalement décidé, sur notre changement de quart de 03h15 AM, de ne
pas s'arrêter à la Corogne. Pourquoi insister pour se compliquer la vie et risquer de se mettre dans
le trouble. Nous allons écouter les sages loups de mer de la France et s'assurer d'avoir passé le
Cap Finisterre avant de s'arrêter. Ceci nous prendra une journée de plus et devrait donc nous mener
vers Bayonne ou Vigo en Espagne pour lundi dans la journée. Nous avons la ferme intention d'aller
jeter un œil sur St-Jacques de Compostelle, puisque nous y serons. Qui sait, la vie nous mènera
peut-être à venir faire cette fameuse marche plus tard dans notre vie?
Nous sommes toujours sur vent arrière mais le vent voulant passer du nord-est au sud-est, je décide
de légèrement modifier le cap afin d'éviter que nous soyons sur franc vent arrière, puis je fais passer
le génois de babord à tribord. Ca peut sembler banal mais moi ça me rassure de voir que je deviens
plus autonome. En souvenir de Pierre il ne faut pas trop que je m'éloigne de ma ligne! Depuis que
nous avons repris la mer, nous pensons régulièrement à nos équipiers de la traversée, Pierre et
Anne. Vous nous manquez déjà. Ton hommage était très touchant Hortense mais sache que ce
plaisir fut réciproque et que sans vous ce voyage n'aurait pas été le même. Chaque fois que je mets
les pieds dans la cuisine, je suis assaillie de souvenirs. Que de plaisir nous avons eu… nos chefs
d'œuvre culinaires à se marcher sur les pieds, nos bains de lecture et de soleil de PM sur les
trampolines, nos séances de Kutex, nos 'coquetails'… Tu auras été pour moi une compagne tellement
solidaire. Unechance que j'ai Victor maintenant, lui il ne dévente pas, je me fais donc moins chicaner.
Et Pierre, notre technicien étarqueur des voiles. Que des lunes il nous faudra pour en venir à maîtriser
l'art de la trime des voiles comme tu sais si bien le faire. Après ton cours des Glénans tu dois être
devenu dangereux (dans le bon sens du terme évidemment). En souvenir de toi, nous devrons monter
dans le mât demain pour aller replacer le réflecteur radar qui est tombé sur le pont lors de mon quart.
Nous qui pensions avoir trouvé l'installation du siècle. J'espère que tu es fier de nous, d'avoir ressorti
le spi de la poussière. Nous avons suivi tes conseils et porté des gants pour l'affaler. Et vivement les
fameux gros gants de caoutchouc orange de pêcheur… sans eux je ne donnerais pas cher de l'état de
mes mains ce soir.
Bon je retourne à la barre, il n'y a pas âme qui vive dans les alentours depuis deux jours mais nous
apercevons quand même, à l'occasion, des filets de pêche ici et là. Il ne faudrait pas s'empêtrer dans
un filet de pêche. Pour ceux qui se questionneraient, oui nous sommes prudents, la nuit, seuls à la barre,
nous portons toujours le gilet de sauvetage et nous nous attachons lorsque assis derrière la roue.
Billy the Fisher attend toujours son premier thon avec impatience. Il n'abandonne pas. Nous essayons
nosnouvelles acquisitions en appâts et leurres et prions le ciel que ça finisse par mordre.
Note du capitaine
Petit changement depuis l'écriture de ce récit par Dany, on se dit qu'il n'y a que les fous qui ne changent
pas d'idée alors on se décident d'arrêter à La Corogne. On y arrivera dimanche midi. On prendra le temps
qu'il faudra pour attendre la bonne fenêtre météo pour passer le Cap Finistère.
Finalement, la chance à tourné pour Billy the Fisher, nous avons pêché un thon de 22 pouces de long
et d'environ 10 livres. Mettons que tout le monde était pas mal excité à bord. Après l'avoir nettoyé et
préparé, on se fait des brochettes à la marocaine en utilisant notre plan de basilic ainsi que des sushis.
Un délice, on s'est payé la traite et on se couche le ventre gonflé! Nous avons également vu une baleine
en après-midi.
Samedi 27 septembre, En route vers l'Espagne
<pre>Ce matin, pendant que Victor le pilote nous conduit et que le Capt dort, les enfants et moi faisons
des exercices de français et écrivons dans nos journaux de bord mais le cœur étant fragile, nous
abrégeons. René se lève vers 13h05 et retrouve avec bonheur le réseau de radio du capt. Ca lui a
manqué! Les enfants l'attendent de pied ferme, le vent étant arrière, ça fait bien trois heures que Nicolas
me demande de monter le spi… pas une chose que je ferais seule évidemment… ça déchire facilement
ces choses-là!
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Nous hissons le spi et passons un superbe après-midi de voile. Il semble que nous ayons réussi à
alléger le bateau à
La Rochelle car nos vitesses moyennes s'améliorent à la hausse. Vers 18h00 je
me réveille pour aller baisser le spi avec René… plus facile à hisser qu'à affaler ces bibittes-là mais
nous y arrivons.
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Victor notre pilote continue de tenir le cap, il est 21h20, le capt dort et j'écris depuis le carré à l'intérieur,
faisant des rondes extérieures occasionnelles. Nous avons un vent arrière qui oscille entre 0 et 10 nœuds
depuis hier, ce qui fait que la mer est confortable. Nous sommes déjà à mi-chemin mais devons décider
si oui ou non nous nous arrêterons à la Coruna en Espagne. Tant de gens nous ont mis en garde de ne
pas nous arrêter si tout allait bien. Il parait que certaines personnes sont déjà restés collés de 4 à 6
semaines sur place avant de réussir à retrouver une fenêtre météo favorable suite à une escale (faite
avant d'avoir terminé la traversée du Golfe de Gascogne).
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En tout cas, c'est vraiment un charme d'avoir un pilote! Hortense, crois-le ou non, le pilote barre sur vent
arrière (mon préféré) et lui, contrairement à moi, ne dévente jamais. Il barre même sous spi et se
débrouille comme un charme. Avec Victor, on peut faire des manœuvres sans se préoccuper de barrer
et on peut manger en famille, faire à manger, lire (quel bonheur)! C'est un inséparable! Bon je retourne
à la barre, il ne faut pas trop se fier au pilote tout de même. Il a ses limites et l'on ne doit se laisser
berner par une fausse sécurité.
Vendredi 26 septembre, En route vers l'Espagne
Ca y'est, c'est fait, nous avons quitté La Rochelle à 15h00 tel que prévu. Toutefois, ce n'est
évidemment pas sans un pincement au coeur, que nous quittons tous nos amis du quai,
Vincent, Michel, André, Lise, Christian, Serge et j'en passe. Aux abords du pont levis,
Anne-Françoise et Frédéric nous font la surprise de venir nous saluer, inutile de dire que c'est
émouvant. Christian de La Santé nous suit sur les quais afin de filmer notre départ. Nous garderons
un doux souvenir de La Rochelle, de ses attraits touristiques, de ses allures de Vieux-Québec, des
amis rencontrés (la famille de Milan) et des écoles élémentaires et maternelle de Bongraine, Yolande,
Patrick, Mme Joëlle, Mme Juliette et Mme Sylvie.
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Une fois en mer, quelle est pas notre surprise également d'apercevoir un catamaran qui semblait
nous suivre. Il s'agit de Gilles Ruffet, l'homme dont nous avons acheté le livre et qui nous a interviewé
à La Rochelle pour un article dans la revue Multicoques Mag. Il est armé de sa caméra et il semble
prendre plusieurs clichés. Bien sûr, partir est parfois difficile mais en même temps, c'est grisant de
reprendre la mer. Il y avait de la joie et de l'excitation dans l'air sur Cat Mousses une fois
que nous avons senti la brise de la mer sur nos joues et dans nos cheveux. Ca nous avait visiblement
manqué à tous et surtout aux enfants. Antoine, qui a reçu de sa maîtresse, un 'Pezzel' (puzzle de 500
morceaux sur le monde), s'attelle à la tâche. Tant et si bien qu'il le complètera en moins de 24 heures.
Bien sûr le mal de mer a tôt fait de nous rattraper toutefois. Cette fois le Capt semble épargné, et c'est
plutôt moi qui est affectée… bizarre. Vincent nous contacte sur le canal 16 de la radio VHF vers 17h00
question de nous faire un dernier au revoir. Ce cher Vincent, il était temps qu'on quitte car il était en train
de se ruiner avec tous les cadeaux qu'il nous a fait. Il n'est peut-être pas gros mais il a un cœur… grand
comme … le ciel. Tous les jours il nous rapportait des gâteaux et sucreries de la ville, il était temps qu'on
reparte, les kilos en trop commençait à s'accumuler. Il nous a également fait un super cadeau avant notre
départ, 6 tuques de marin que nous avons tôt fait de porter puisque il fait encore assez froid en mer.
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Notre premier souper, un pâté chinois (tout préparé d'avance) nous attend au frigo, il y a donc peu à faire.
On profite de la mer. Le quart de nuit reprenant, je me couche en PM pour me relever vers 22h30 mais je
ne trouve pas le sommeil donc mon quart de onze heures à 03h00 AM sera un supplice. Gloire à Victor,
notre pilote automatique. Parlant de Victor… est-ce que la réparation est fructueuse? Disons qu'il nous
donne des sueurs froides car au milieu de la nuit il se met à faire des 'free games' et à émettre toutes sortes
de codes bizarres et de bips. Que faire? On vire de bord? On avait pourtant juré de ne pas quitter tant que
nous n'avions pas la confirmation à 100% que le pilote est bel et bien réparé. Il est 00h00, nous avons neuf
heures de route de faites, revenir sur nos pas signifierait un vent de face à moteur. On mettrait une fois et
demi le temps qu'il nous en a fallu pour se rendre jusqu'ici… on arriverait à La Rochelle un vendredi PM,
notre réparateur ne pourraitdonc pas travailler sur le pilote avant le lundi… Que faire? Nous étions si, mais
si près du but! Il faut dire toutefois, que le pilote, bien qu'il émette des codes bizarres, tient le cap comme
un charme. Ainsi, René décide qu'on continue, il est convaincu que le problème ne soit pas relié au pilote
mais plutôt à un problème d'interface entre les trois cadrans qui affichent de l'info. Il décide que c'est un
problème assez simple (un projet de 10 minutes comme il les aime), qu'il réussira à solutionner
lui-même. Je prie qu'il ait raison mais il réussit à ma convaincre.
Mercredi 24
septembre, La Rochelle
C’est mercredi, pas
d’école!
Nous avons une grosse journée devant
nous.
Lavage
(plusieurs brassées) dont le séchage
se fera sous diverses averses tout au long
de
la journée. Mais j’y arrive quand
même.
Entretien, ménage, ramassage… classage.
La pièce du pilote arrive ce matin….
Youppiii!…. Et en moins de deux elle est
installée.
On
verra si le problème est enfin réglé en prenant la mer
demain.
Je finalise les projets de
scrapbooking des enfants en PM puis passe à la poste
pour
les mettre au
courrier.
René et moi partons de chacun nos côtés aller régler
divers
paiements, la cantine de l’école, le
pilote automatique, le quaiage de la marina,
le
monsieur
qui nous a ‘patenter’ un système
de palan pour notre petit moteur, etc.
En fin de PM j’aide
Antoine le pirate à se confectionner
une veste de pirate et avec
un bandeau et un
simple
petit maquillage, le voilà comblé
de bonheur. Il est
23h35,
fidèles à nos habitudes,
nous avons la broue dans le toupet à
essayer de ranger le
bateau. René s’était également
lancé dans le séchage des cales
aujourd’hui (et oui
sous la pluie… pas très
pratique.
Il a tout sorti, tout inventorié, tout nettoyé et
travaille
encore à tout
replacer.
Un gros travail qui lui pesait
sur les épaules depuis belle
lurette!
Bon il est l’heure d’aller se
coucher, la
journée de demain sera tout aussi
occupée
jusqu’au départ prévu pour
15h00. En
matinée, nous recevrons la visite de la
classe
de Catherine. Aurons-nous tout
accompli ce qu’il y avait sur la liste
avant de quitter
La Rochelle? Sûrement pas mais on a
un bon bout de chemin de fait et si on
attend
d’avoir tout fait, on sera encore
ici Noel c’est sûr. Le mois d’octobre qui
s’en vient
déjà!
Difficile à
croire!
Mardi 23 septembre, La
Rochelle
Les enfants ont droit à un cours de
Judo ainsi qu’une séance de sécurité
routière
à l’école. Thomas obtient
fièrement sa licence de cycliste que moins de la
moitié
des élèves de la classe réussissent
à obtenir, étant donné les examens requis
à
passer. C’est du
sérieux!
Pendant ce temps René et moi, avec la voiture de
Yolande,
feront les dernières emplettes de
nourriture fraîche (dont les fruits et légumes)
avant
le départ de jeudi. Michel Gouin et André
Huot sont de la partie. On leur fait
connaître
l’épicerie du
Carrefour.
Ils en ressortent bien heureux et y retournerons
sûrement avant
leur départ. Au retour de
l’épicerie il faut inventorier et placer tout ça dans
les multiples
racoins du bateau et je marine les
diverses pièces de viande achetées que je
scelle
ensuite sous vide.
Nous soupons chez Mr. Pinier (à la
fois professeur de Thomas et directeur de
l’école)
et passons une soirée fort
agréable.
Ils ont une maison à faire rêver avec
différentes
pièces et annexes d’un cachet
tout-à-fait exceptionnels. Ils possèdent
également un
jardin remarquable avec ses
oliviers, figuier, bananier, fines herbes de toutes
sortes,
légumes, fruits, etc. Les enfants se
baignent dans la piscine creusée avec leur
fils
Louis et ils ont un plaisir fou et
terminent la soirée en jouant à bâtir un superbe
circuit
avec un petit train de bois
téléguidé. Au retour, à 23h05 nous faisons
l’entrevue avec
Gilles Parent du 93.3 et allons
nous coucher pour un autre repos bien
mérité.
La pièce du pilote devrait arriver
demain matin, on se croise les doigts. Elle
coûtera
trois fois le prix car ce qu’on
cherchait n’était pas en stock mais qu’à cela ne
tienne,
on en a marre
d’attendre.
On se plait énormément ici mais on est mûrs pour
reprendre
la mer.
Lundi 22 septembre, La
Rochelle
Ce matin commence avec ma marche
matinale à 06h30 AM, le long des murs
bordant le Bassin des Chalutiers et
le Port des Minimes. Que de souvenirs je
me
remémore lors de ces promenades à me
rappeler mes marches avec mon acolyte
(entraîneur personnel),
Jean-Louis.
Ca fait différent de passer d’un climat
désertique
à un Port de mer. Le plus grand port de
plaisance d’Europe et bientôt le plus
grand
au monde, ce n’est pas peu
dire!
Difficile à décrire le sentiment éprouvé à
regarder
le soleil se lever sur des milliers
de mâts, 3 600 pour être plus
exacte.
Entendre le
vent siffler entre les gréments et
entendre le claquement de ces milliers de
drisses
contre les mâts, tout un
spectacle!
Aujourd’hui deux événements
spéciaux.
Nous accordons d’abord une entrevue
à Gilles Ruffet pour la revue
‘Multicoques Mag’. Nous avons beaucoup de
plaisir
au cours de ces deux heures à
raconter notre expérience de la traversée
mais
surtout notre préparation de
l’avant-départ, la cuisine, la pharmacie, l’école,
notre
routine journalière, les équipements
électroniques, les défis rencontrés etc. Il
va
jusqu’à me demander de faire devant
lui une démonstration de scellage sous
vide.
Ca tombe bien, j’avais justement des
saucisses à sceller. L’autre jour on a
même
scellé notre tente avec cette
machine, une vraie petite merveille. En PM c’est
au
tour de la classe de Thomas
d’effectuer une sortie scolaire. La visite est
très
agréable, les enfants sont tellement
intéressés et heureux de voir la bateau! On
voit
qu’ils ont été bien préparés à la
sortie et en connaissent un brin sur le
bateau.
Puis
un conteur nous fait sur le quai un
récit bien coloré après que les enfants nous
aient
chanté quelques couplets d’une
chanson qu’ils pratiquent à l’école depuis
quelques
semaines.
Puis un coup d’œil sur la météo à
venir nous permet de voir que nous
obtiendrons
la fenêtre météo attendue à partir
de ce jeudi. Il faut donc
faire
vite afin de terminer
les travaux qu’ils nous restent sur
la longue liste de
choses à faire. Ce soir je m’attelle à
concocter quelques petits repas prêts
à l’avance dont un pâté chinois et
une salade de pâtes froides en
prévision
de notre départ
imminent.
C’est à ce moment que je découvre que les
boîtes
de conserve peuvent passer
date. En
effet cinq de mes ‘cans’ de conserve
de blé d’inde en crème sont
gonflées… bizarre. J’en ouvre une qui
fait ‘pshhh’….
Elle est devenue
vinaigrée.
Et du ‘mais en crème’, nous n’en n’avons trouvé
nulle
part ici, tout comme le beurre
d’arachide d’ailleurs. Une chance que nous
avions
nos réserves. En tout cas le moins
qu’on puisse dire est que nous ne
repartons
pas de La Rochelle les coffres
vides. Je
dis ça car nous avons eu la chance de
recevoir de quatre bateaux
différents, toute la nourriture dont ils devaient se
départir
avant de retourner au Canada puisque
leurs bateaux passeront l’hiver au quai
à
attendre que l’équipage se repointe
le bout du nez une fois le printemps
arrivé.
Ainsi nous avons eu droit à un
avitaillement majeur de la part du bateau
Sonora
mais aussi de Magibourg,
Eccentricity et un bateau français qu’on ne
connaissait
même pas. On ne manque pas de
farine, de vinaigre balsamique et de
vinaigre
de vin, je vous en passe un
papier.
Nous avions les épices en triple dans
certains
cas. Les stocks sont
plein!
Quelle chance nous avons eu de recevoir toute
cette
nourriture! Toujours pas de
nouvelles du pilote automatique….
Merde!
Dimanche 21 septembre, La
Rochelle
Petit déjeûner gauffres et sirop
d’érable devant le magnifique film ‘Le
trappeur’
prêté par Vincent. Puis on reçoit la
visite de M. Pinier (directeur et
professeur
de Thomas), en compagnie de sa
femmes Isabelle et de leur fils Louis. Ils
visitent le bateau et avant de
quitter nous invitent à prendre le repas du
mardi
soir suivant à leur
maison.
Puis Catherine, Thomas et moi faisons
du
scrapbooking le reste de la journée
avant de se faire un souper de fondue
au
fromage maison… un pur
délice!
Puis c’est déjà l’heure du dodo, oups on
a
bien failli oublier de faire les
devoirs d’école, une chance que Nicolas nous
l
es a rappelés.
Samedi 20 septembre, La
Rochelle
Nous faisons pour la première fois,
depuis l’acquisition du catamaran en
2005,
une sortie en mer pour le plaisir
pur et simple. Une petite balade du
samedi au
cours de laquelle nous accompagne la
famille de Milan (ami de Thomas) ainsi
que notre ami Michel du bateau
Maringouin.
Il fait un temps magnifique quoiqu’un
peu frisquet. Nous partons vers
08h45 AM (à la marée haute) et nous
dirigeons
vers Rochefort. Chemin faisant nous
croisons nombre de forts magnifiques
dont
le Fort Boyard, l’Ile d’Aix, le Fort
Enet et l’Ile Madame qui, à marée basse
offre
un chemin permettant aux voitures et
tracteurs d’ostréiculture de circuler
entre
l’Ile et la terre ferme. Nous
atteignons ensuite le fleuve la Charente en
direction
de Rochefort et croisons divers fort
dont le Fort Lapointe et le Fort Lupin. Pour
le dîner nous mangeons pâtés,
riettes, fromage, raisins, pains, biscottes et
j’en
passe mais aussi (tiens-toi bien
Hortense) de la salade (maison de mon cru)
de
couscous, légumes et thon mais aussi
et surtout… une salade de légumineuses
(pois chiches). Crois-le ou non
Hortense… ma salade a passé le test et
René
a aimé, oui, oui pour
vrai! Pour
le dessert, nous avons droit à trois
délicieux
gâteaux maison préparés par
Frédéric, tous aussi délicieux les uns que les
autres.
En PM, nous croisons des bateaux
chargés d’huîtres et longeons plusieurs
cabanes
de pêches appelées ‘carrelets’, soit
de petites maisons sur pilotis pouvant
(un
peu comme pour notre pêche aux
petits poissons des chenaux) accueillir des
familles
en sortie de pêche pour la
journée. La
pêche s’effectue au moyen d’énormes
filets
de forme carrée qui sont descendus
par des palans et remontées
régulièrement.
Ces filets permettent d’attraper
diverses espèces de poissons et crustacés
qui
sont ensuite cuisinés sur place à
même la petite cabane de pêche pour y tenir
un
festin familial. Comme quoi on en
apprend tous les jours, ce jour-là nous
Michel
nous a montré une meilleure façon de
positionner les écoutes du genois pour
améliorer nos performances au
près.
Ainsi, quelle ne fut pas notre surprise
de
découvrir que, contrairement à ce
que nous avions cru, un catamaran
PEUT
faire du ‘Près’ à la
voile. Au
retour,vers 19h00, la famille Gigabou se
fait une
petite soirée cinéma maison avec
chips et pop corn devant le film ‘Les visiteurs
2’.
Hortense, ce jour-là, comme je ne
barrais pas, j’en ai profité pour faire un
peu
de coutures pendant que je
jasais. Tu
te souviens les courroies pour les
coussins
blancs? Tu avais tellement
travaillé fort dessus, je ne pouvais me résoudre à
les
laisser à l’abandon alors j’ai
repris une couture afin de les resserrer un peu
pour
celles qui étaient devenus
étirées.
Vendredi 19 septembre, La
Rochelle
Ce matin-là, nous
accordons, dans la classe de Thomas, une entrevue de
famille
pour le Journal Sud-Ouest, un
journal local de La Rochelle, ceci en compagnie
de
Yolande Baudon et Patrick Pinier,
les directeurs d’école des enfants.
L’article,
très bien écrit, traite surtout de
l’intégration des enfants au sein de l’école en
tant
que voyageurs du
monde.
Le titre de l’article ‘Ecoliers Globe-Trotteurs’
exprime
bien le fait que ces écoles de
Bongraine encouragent la diversité et portent
une
attention toute particulière sur
divers événements offrant ainsi aux enfants de
l’école
une fenêtre sur le monde extérieur,
l’actualité, les Olympiques, etc. Puis, ce
soir-là
nous invitons Vincent (un ami
français du bateau Yumapi) et
Christian
(du bateau La Santé) à venir
souper.
Catherine fait des biscuits aux pépites
de
chocolat pour l’occasion.
Le
pilote??? Toujours pas de nouvelles de la
pièce.
Mais jusqu’à quand serons-nous
encore cloués ici? Nous apprécions
grandement
notre séjour mais là on commence à
avoir hâte de repartir à la conquête de
nouvelles
destinations… les enfants
aussi. Ca
y’est, ils ont la piqûre de l’aventure eux
aussi
on dirait!
Jeudi 18 septembre, La
Rochelle
C’est jour de lavage (oups encore un
petit accident, le pirate a fait pipi au lit
au
cours de la nuit). Un bon prétexte pour
faire un peu de ménage et lavage. J’en
profite aussi pour faire un peu de
cuisine question de tester mon super
four.
Je fait un pain à la courgette qui
lui aussi remporte un succès fou. Me voici
revivre!
Je n’ai pas tout perdu de mes
talents culinaires! Je fais également des
cannages
de viande hachée que je fais au
préalable rissoler avec des oignons. Je finis
par
y arriver au bout de deux tentatives
de cannage.
Claire au secours! Pourtant
tu
me l’avais bien
montré!
René ce jour-là, fait l’acquisition d’un vélo de
montagne
usagé de marque ‘Peugeot’ pour 40
Euros.
C’était ça ou un vélo de bateau
repliable qui coûtait les yeux de la
tête et que l’on ne se décidait pas à
acheter.
Bien sûr il va rouiller un peu comme
tout sur un bateau, mais au prix qu’on
l’aura
payé… qu’importe. On verra mais à date
cet achat se révèle fort utile pour René
q
ui passe ses journées à courir les
boutiques et magasins de bateau à la
recherche
de pièces pas trop cher pour
améliorer le bateau et le rendre plus fonctionnel
et
facile à
manœuvrer.
Mercredi 17 septembre, La
Rochelle
Afin de bien commencer la journée,
je nous fais des muffins à la
courgette
pour le petit
déjeuner.
Je réussis ma mission avec succès et la cuisinière
est
chaudement
complimentée.
Fiou!!!
Je commençais à sérieusement douter
de
mes capacités de
cuisinière.
Me voilà enfin rassurée, je suis encore
capable!
Comme c’est congé d’école les
mercredis, nous faisons quelques devoirs
en
avant-midi ainsi que de la
géographie avant de se diriger vers le Musée
Maritime.
Cette visite se révèle fort
intéressante. Nous y visitons
l’Angoumois, un bateau de
pêche ainsi que le France 1 (ancien
navire de météorologie). Puis en fin de
journée,
nous faisons un saut à la
médiathèque (bibliothèque) pour aller bouquiner
et
emprunter des livres grâce à la
famille de Milan qui nous accompagne.
Pour
ce qui est du pilote automatique,
nous pensons avoir trouvé le problème et
la
pièce est commandée, c’est la
résistance dans l’indicateur de safran qui fait
défaut.
Mardi 16 septembre,
La Rochelle:
Yolande, la directrice de l’école
maternelle d’Antoine, nous prête sa
voiture
pour la journée afin que nous
puissions faire nos emplettes à
l’épicerie.
Nous
passons au magasin prendre des
nouvelles du pilote automatique. On
nous
annonce que, Paris, après avoir
vérifié le pilote , nous l’a remis à la poste
pour
La Rochelle. Le pilote n’a
apparemment pas de défectuosité. Bonne
ou
mauvaise nouvelle? Difficile à dire, nous
revoici à la case départ. Il faut
chercher
ailleurs pour identifier la cause du
problème. Nous recevons aussi la visite
des
copains de classe d’Antoine en
PM. Il
s’agit d’une sortie scolaire afin de
venir
visiter le bateau. Tout se passe bien et
les enfants repartent le cœur léger
tandis
que René, de son côté travaille à
trouver un système de palan pour hisser le
moteur
(25 forces) de notre annexe (dinghy)
sans s’éreinter à chaque fois. En allant
chercher
les enfants à l’école cet PM là,
Anne-Françoise (mère de Milan) nous attend à
la
sortie des classes. Elle nous emmène chez
elle prendre un petit rafraîchissement
et biscuits. Ces gens sont d’une
gentillesse peu commune. Ils ont vécu
au
Canada pendant huit ans, alors que
Frédéric travaillait comme ébéniste
chez
Casavan à St-Hyacinthe, pour y
confectionner des orgues. Cette famille
garde
un souvenir heureux de leur chapître
de vie au Canada et chérissent le rêve
de
retourner y vivre un
jour.
Lundi 15 septembre, La
Rochelle
Retour à
l’école.
Enfin, les
enfants ont cessé de parlé des toilettes et ils
mettent
maintenant l’emphase sur la qualité
des repas de l’école, s’émerveillant tous
les
jours devant la fine cuisine qu’on
leur sert à la cafétéria. Le magret de canard
de
ce midi-là fait d’ailleurs un gros
‘hit’ chez Antoine tout particulièrement. Ce
soir-là,
grâce aux services de gardiennage de
Lise et André Huot, nous retournons au
cinéma et allons y voir ‘Mirrors’
avec Michel Gouin du bateau Maringouin. Je
suis
tout juste pour ne pas lui tenir la
main durant le film tant c’est épeurant ce
film-là.
Dimanche 14 septembre, La
Rochelle
Dans le cadre de la période de la
Rentrée (scolaire), les cinémas font une
promotion
spéciale, nous en profitons pour
emmener les enfants voir un film en
avant-midi.
Kong Fu Panda pour Antoine et moi et
Wall E pour René et les trois autres.
En PM
nous recevons à nouveau la visite de la famille de Milan
soit Anne-Françoise
(la
maman), Frédéric (son mari) et leurs deux fils (Milan
(10 ans) et Léo (13 ans).
Ils
repartent avec Thomas et René se
rend au café internet avec les
enfants.
Samedi 13 septembre, La
Rochelle
Ce matin-là, après l’écriture des
journaux de bord, j’ai fait un peu
d’histoire avec
les enfants et nous retrouvions
certains éléments que nous avions vu lors de
nos
visites à Paris, dont entre
autre de
l’histoire concernant la royauté à l’époque
du
Château de
Versailles.
En PM nous sommes allés visiter le Grand
Pavois
(exposition de
bateau).
Au retour on se faire aborder par une femme et ses
fils qui
nous demande si nous sommes la
famille Bourassa. Un peu surpris, nous
la
méprenons d’abord pour une
journaliste alors qu’en fait, elle est la maman
de
Milan (un garçon dans la classe de
Thomas).
Nous les ramenons au bateau et
leur faisons visiter le
bateau. Ce
soir-là, nous assistons à un magnifique
spectacle
de voiles anciennes, sons et
lumières au pied des tours de La
Rochelle.
Dimanche 31 août,
Dans le TGV en
direction de La
Rochelle
Texte écrit par le capitaine
(c’est pour ça qu’il est publié en
retard)
Le jeudi 28 août nous nous sommes
levés un peu plus tard puisque notre
sortie à Euro
Disney nous avait tiré un peu
d’énergie.
Nous partons en fin de matinée,
direction le
Château de Versailles avec Claude et
Catherine Noël. Le RER et métro pour
s’y rendre
nous prennent plus de 1h 30 minutes
malgré le fait que c’est à 20 minutes d’auto
d’où
nous demeurons. Que dire sur
Versailles, c’est un exemple de luxure inégalée
payée
à même les deniers publics de
l’époque, aucune chance de voir une construction
pareille
de nos jours. En visitant le site,
nous pouvons nous imaginer comment ils vivaient
à
l’époque et j’ai un sentiment de
déjà vu puisque le site a souvent été utilisé pour
le
tournage de films. Après notre souper,
nous repartons du Vésinet et nous dirigeons
vers
Paris pour notre sortie sur la Seine
pour voir Paris de nuit. Une sortie qui ne
durera
qu’une heure mais la vue de Paris de
nuit restera gravée dans nos mémoires. Que
dire
de la tour Eiffel illuminée de
toutes ces lumières clignotantes, WOW
Le vendredi 29 août, nous partons
assez tôt mais pas suffisamment pour visiter
la tour
Eiffel aujourd’hui, il y aura trop
de monde en file alors nous développons un
plan de
visite du tonnerre dans le RER en
direction de Paris. Vous
nous connaissez, alors
voici le plan de visite (on commence
à 10h30 et on termine le tout vers
21h30) :
·
Arc de
triomphe
·
Conciergerie
·
La
Ste-Chapelle
·
L’Ile St-Louis et
son église
·
Le cimetière du père
La Chaise
·
Le Montmartre et la
Cathédrale du Sacré-Cœur
Chacun de ces sites mériterait qu’on
y passe plus de temps mais bon avec
les enfants,
il faut les garder
motivés. Je
dois avouer que les enfants ont bien apprécié leur
journée
et qu’ils ont fait preuve de
beaucoup d’endurance. Que dire d’Antoine qui
souffrait
encore de sa blessure au pied mais
qui n’a pas dit un mot. Afin de profiter à
plein de ces
2 prochaines journées et pour ne pas
y perdre notre chemise, nous achetons un
Paris
Museum Pass au prix de 30 Euros par
personne nous donnant droit à autant de
musées
que nous voulons tant et aussi
longtemps que le musée fait partie de la liste et
celle-ci est
suffisamment longue
merci.
L’entrée dans la majorité des musées est gratuite pour
les
enfants de moins de 18
ans.
L’Arc de Triomphe est un
incontournable et la vue de Paris du haut de ses 50 m
est
magnifique. Son érection fut
décrétée en 1806 et il fut inauguré en 1836,
nous y
trouvons
la tombe du soldat inconnu depuis
1920.
Ensuite nous avons sauté dans le métro
pour
nous rendre à l’Ile de la Cité pour
visiter la Conciergerie. Qu’est-ce que la
Conciergerie,
c’est la partie médiévale du palais
de justice de Paris d’aujourd’hui mais c’était
la
résidence
des rois de France dès le
Ve siècle. Elle fut
transformée en prison en 1392.
Le tribunal
révolutionnaire condamne à mort plus
de 2700 personnes entre 1793 et 1794,
tous des
ennemis de la
Révolution. Marie-Antoinette,
reine de France y fut guillotinée
en
1793.
Petit interlude, je ne sais pas si
je vous l’ai dit mais mettons que les cartes de Paris
ne
représentent pas très bien sa
grandeur alors lors de notre première journée, nous
nous
sommes tapés un grande journée de
marche croyant que nous étions presque
rendus
alors le lendemain, nous avons
profité des billets de métro/RER/bus que nous
avions
acheté pour toute la gang pour se
déplacer.
Mettons que leur système de transport
en
commun est merveilleux et facile à
utiliser.
Je suis convaincu que Luc aimerait
bien
conduire
dans les rues de Paris en
autobus!
Prochain arrêt, la Ste-Chapelle, un
peu compliqué à entrer car c’est dans
l’enceinte
du palais de justice de Paris, donc
détecteur de métal s’impose. La Sainte-
Chapelle
a 2 étages et fut construite au
13e siècle. C’est un chef-d’œuvre
d’architecture gothique
plus spécialement les vitraux de la haute
chapelle. A la basse chapelle, vous pouvez
y
retrouver
les plus vielles fresques de
Paris datant du milieu du 13e
siècle.
Maintenant direction Ile Saint-Louis
en longeant la Seine et passant à côté de
la
Basilique
Notre-Dame. Petite île
pittoresque au centre-ville de Paris où
habitait
la haute classe du
temps et d’aujourd’hui. Nous sommes
arrêtés dans un petit
marché du coin et ils y
vendaient du Dom Pérignon alors c’est pas peu
dire.
On
en trouve pratiquement dans tous les
petits commerces style
dépanneur.
Ma sœur Isabelle était allée visiter
le cimetière du père La Chaise il y a de
cela
quelques
années déjà et de mémoire, je
savais que nous devions passer par là.
Alors hop dans le
métro et nous y sommes après 2
transferts.
Nous achetons une
carte du cimetière car
à seulement 2 euros, c’est un
investissement et je le découvre
par après. Le cimetière
fait 1 Km d’un bout à
l’autre.
Puisque nous y sommes arrivés
vers 16h45 et que ça ferme
à 18h00, on se dépêche et visitons les
plus célèbres:
Molière, Jean de la Fontaine,
Champollion, Piaf, Salvadore, Hugo et j’en
passe.
On se fait jeter dehors par un
employé en scooter vers 17h50. En chemin vers
le
métro le plus près, on en profite
pour arrêter manger dans un resto
asiatique du
coin, c’est excellent et ça fait
changement de la baguette que nous aimons
tant.
Nous finissons la soirée en beauté
en visitant la Cathédrale du Mont-Martre.
Fidèle à notre
habitude, inspiré par tante Luce, on
allume un lampion. Nous
n’avons pas regretté,
malgré la fatigue, d’y être arrêté. C’est
un super de site
qui nous rappelle un peu le vieux
Québec.
Nous garderons un beau souvenir
de
notre pause dans les marches en bas
de la Cathédrale, lorsque nous avons
admiré
Paris tout en écoutant un guitariste
jouer Hotel California.
Le lendemain, nous nous sommes fixés
un objectif tout aussi ambitieux et
nous
allons
visiter :
·
La tour
Eiffel
·
Le carrefour du
Trocadéro
·
Le musée des
égouts
·
Le musée du
Louvre
On embarque dans le RER très tôt et
arrivons cette fois à 09h00 à la tour
afin
d’arriver avant
la foule et bien cette fois, on a
réussi. On
se fixe comme objectif
de monter les 2
premiers étages à pied et tout le monde le
fait sans se plaindre.
On est pas mal fier de nos
enfants qui (pour sauver 20 euros .. oups
pour s’entraîner)
se tapent plus de 700
marches. On
monte jusqu’au sommet et observons Paris
à
son meilleur, quelle
vue!!!
On fait un petit détour par le
carrefour du Trocadéro où nous mangeons un
hot-dog
dans un pain baguette, comme Dany et moi
avions mangé au restaurant Linox à
Québec lors de notre
première sortie d’amoureux en
1992. A ce
moment, nous
voyons tous les vendeurs
itinérants sur le carré se sauver à la course,
la police arrive.
Ils n’ont pas le droit de vendre
leurs bidules (tour Eiffel, …) sur le parvis du
Trocadéro
alors ils se sauvent. Nous sommes témoin,
les enfants et moi, d’une poursuite
d’un
des vendeurs. Ca se termine avec le
vendeur qui balance ses tours Eiffel
par-dessus
bord en se sauvant. Le policier les
récupère et en offre 4 aux enfants.
Ils en feront
cadeau car ils en avaient déjà
acheté une chacun.
Après la tour Eiffel, mettons que la
visite du musée des égouts de Paris
restera
gravée à jamais
dans les narines des enfants et des
parents. On
s’entend que ça
doit être ordinaire la
vie d’égoutier! Visite très originale,
ce fut un bon outil
d’apprentissage pour les
enfants.
On termine cette journée encore très
occupée, par la visite du musée du
Louvre.
Avant d’y entrer
on se paye un petit luxe, on enlève
nos souliers et on se trempe les
pieds dans les fontaines
du Louvre. On s’entend pour dire
que visiter le Louvre en
commençant à 15h00 quand ça ferme
à 18h00 c’est un gros
défi. On
aurait
facilement pu y passer 2 mois alors
on se concentre sur l’essentiel, le
Louvre
médiéval, l’Egypte, les grandes
peintures puis la Mésopotamie. C’est en
se rendant
à la Mésopotamie, que nous nous
rendons compte qu’il nous manque 2 enfants
(nous
avons égaré Catherine et Antoine
dans le plus grand musée que nous ayions
visité).
Après une
recherche de 5 minutes, on
abdique et on avise le personnel du
musée!
Aucune panique, la
dame me dit qu’en plus de 200 ans, ils
n’ont jamais perdu
d’enfants mais que c’est assez
commun que certains s’égarent. Elle nous
dirige
au kiosque d’information et nous
trouvons nos 2 numéros assis sur une chaise
en
arrière du comptoir. Les enfants étaient en
plein contrôle de leurs émotions. Le
clou
de la visite est sans contredit la
Joconde, petite peinture juste en face de
celle des
Noces de Cana.
Somme toute, nous avons eu une très
belle semaine à visiter Paris, logeant
chez
nos amis au
Vésinet. On remercie Francine et
Denis pour leur accueil chaleureux.
Nous allons nous
ennuyer de notre arrêt matinal à la
boulangerie pour y ramasser
(parfois déjeûner mais tout le temps
le dîner) et nos arrêts fréquents au
petit marché
voisin dont le propriétaire
connaissait chacune des péripéties des pertes de
dents
des enfants!!!!
Je termine en vous disant que je
tâcherai de publier les photos le plus
rapidement
possible
mais certainement avant notre
prochain départ vers l’Espagne. On
attend
des nouvelles de
notre pilote automatique en début de
semaine.
Vendredi 12 sept
08, La
Rochelle
Me revoici pour raconter comment
s’est passée la journée de jeudi,
première journée officielle des
enfants dans leur nouvelle école à
Bongraine.
Pour ceux qui se plaignaient du
manque de nouvelles fraîches, vous êtes
servis
ces jours-ci n’est-ce
pas! J’ai
ressorti ma plume… peut-être un peu trop
mais
bon.
Ca fait toute une différence d’avoir
enfin un peu de temps pour soi pour
souffler
et accomplir un peu de
tâches.
Vive l’école! Ca gruge du temps
de
faire l’enseignement
soi-même.
Nous avons profité de notre journée
de jeudi pour aller au Grand Pavois
(Boat
Show
comme ceux que nous visitions annuellement
à Toronto et Annapolis).
Nous avons aimé notre
journée mais c’est moins gros qu’on pensait
et il y a
très peu de
‘gadgets’. Les français n’étant
pas forts sur les ‘gadgets’,
les
comptoirs d’exposition
visaient surtout l’équipement
essentiel et ça nous
l’avons déjà. L’avantage a été
que nous n’avons pas dépensé
beaucoup.
Nous nous sommes
contentés d’acheter des leurres de
pêche supplémentaire
étant donné ce qu’on avait
perdu lors de la traversée et question de
trouver ‘THE’
super magical Leurre, qui nous
permettra d’attraper notre premier
poisson
officiel. Mais nous avons quand
même été soulagés d’apprendre
qu’il était
très normal de n’avoir rien pris
lors de la traversée puisque les poissons
se
tiennent plutôt
près des côtes. Nous avons aussi
acheté des livres et revues
sur des familles qui avaient
faits le tour du monde en
Catamaran.
Je pensais
que mon goût pour ce genre de livre
finirait pas me passer une fois partie
mais
non, j’ai encore envie de lire
l’expérience des autres. René a
finalement réussi
a installé le fameux
four. Il en
a terminé l’installation vers minuit hier, ce
soir ce
sera donc une soirée cinéma avec
pizza et pop corn (le micro-ondes n’est
pas
encore à la
poubelle on peut donc encore se
faire du pop corn).
Bon l’école… j’y
viens.
Nous avons regardé l’heure toute la journée, inutile
de
dire que nous
avions juste hâte que le coup de
16h30 sonne pour aller chercher
les enfants à l’école et
connaître leurs premières
impressions. Nous
avons
d’abord ramassé
Antoine.
Quelle ne fut pas notre surprise de voir que son
linge
se trouvait dans un petit sac et
qu’il était vêtu d’un pantalon trop
court ne lui
appartenant pas… Ceux qui connaissent
Antoine savent à quel point il est
pudique….
C’est que les toilettes à son école,
bien qu’elles soient très nombreuses et
toutes
petites
(puisque les enfants commencent
la petite section de la maternelle
dès
l’âge de deux ans),
les toilettes sont à aire
ouverte.
Donc pas de toilettes
individuelles, pas de
portes.
Antoine a donc passé toute sa journée à se
retenir…
il n’était pas question qu’il aille
faire pipi devant tout le monde… mais il n’a
pas
‘toughé’ la journée et s’est
légèrement mouillé n’en tenant plus
d’attendre.
Dans les mots d’Antoine… ‘Les
enfants ici ils ne sont pas ‘intelligents’
ils
se
baissent les
culottes devant tout le monde et on
voit toutes leurs fesses! Moi
je
ne fais pas ça! Ha! Ha!
Ha!
Mon Dieu qu’il a fallu se pincer
les lèvres pour ne
pas rire pendant qu’il nous
racontait son malheur!
Mais…. Il y a des ordis à
son
école et des
bicyclettes.
Et aussi des casse-tête, mais il n’a pas
eu
le droit d’en
faire.
Catherine, ‘Miss Fashion’ s’est fait
plein d’amies, elle est déjà invitée à une
fête
d’amies le
27 sept d’ailleurs. (J’ai bien peur
qu’elle devra oublier ça car si on
est
encore ici le 27 sept,
ce sera que
nous aurons vraiment des problèmes
majeurs
avec le pilote
automatique.
Catherine nous a montré son
nouveau ‘cartable’ une
chemise pour mettre ses
papiers.
Elle trouvait ça bien drôle comme mot. Ici
nous
avons eu l’air d’extra-terrestres
avec nos Cahiers Canada. Ils
n’utilisent que des
pages quadrillées
à l’allure de papiers de
comptabilité. Catherine a dû dans sa
classe,
pointer
sur la carte tous
lesendroits où nous nous sommes
arrêtés en bateau. Elle a
joué à la tour
Eiffel dans
la cour d’école
lors de la récréation (un jeu de
TAG).
Nicolas notre passionné des animaux,
n’a pas eu à faire d’exposé oral de son
côté
mais il
a bien aimé sa journée et a lu un
livre de chat. Son professeur
trouvait qu’il
se débrouillait très
bien.
A la fin de la journée, sur le
chemin du retour vers le bateau,
nous avons croisé un autobus de
ville et tous les enfants de l’autobus
(surtout les filles)
se sont levés debout pour faire de
grands signes de la main à Nicolas (notre
aimant
à filles).
Thomas lui n’a pas pu s’en sauver,
une chance qu’il avait préparé un exposé car
il
dit qu’il
a parlé et répondu à des
questions pendant 45 minutes lorsqu’il
s’est
présenté. Son prof
s’adonne à être aussi le directeur de l’école
et le devoir de ses
amis de classe la veille au soir
était d’aller voir le site de Cat
Mousses.
Les enfants
quand ils interpellent le prof ici
doivent dire maître ou maîtresse tout
simplement.
A
l’heure de déjeûner, il a fini les
assiettes de tout le monde qui n’aimait
pas le fromage
de chèvre. Le repas se composait
d’une entrée de tomates et fromage de
chèvre,
bavette de bœuf, ratatouille et
nectarine pour le dessert.
René et moi sommes venus dîner en
tête-à-tête au McDo car ils ont des prises
de
courant et
on peut venir surfer sur internet
gratuitement ici. Nous pensions
pour
envoyer notre texte d’ici
mais ça ne fonctionne pas, nous
retournerons donc à
notre bon vieux Cyber
Café.
Jeudi 11 sept
08, La
Rochelle
Je reprends mon récit au lundi 8
sept. C’est
lundi, la routine reprend, l’école
le matin puis en PM, pendant que
René continue de travailler sur le
bateau,
je vais me balader en ville avec les
enfants pour aller au magasin à rayons
du
coin pour imprimer des photos.
Les enfants
s’achètent des choses avec leur
allocation hebdomadaire de deux
Euros.
Antoine achète un livre ‘Mme
Autoritaire’.
Puis dans un magasin genre ‘Ardène’
Catherine achète des
bracelets métalliques
qui font du bruit. Thomas achète un
cadeau pour son
ami puis nous passons par
le bureau de poste pour aller y déposer
les lettres
écrites le matin
même.
Nicolas de son côté, choisit de ne pas
dépenser son
allocation car il a aperçu, lors de
sa visite à l’aquarium, un petit canif qu’il lui
plairait
bien d’acheter. Il devra économiser
deux ‘payes’ et demies pour se
l’acheter.
Au retour, je trouve René en train
de jaser avec une dame française qui
faisait
partie de la Traversée du Retour aux
Sources.
Cette dame, qui s’appelle Yolande
Baudon, se trouve à être directrice
d’une école maternelle avoisinante.
Cette dernière
est venue nous offrir d’inscrire les
quatre enfants à l’école élémentaire et
maternelle
de Bongraine, le temps que l’on
termine les travaux de réparation sur le
bateau.
Comment refuser! René et moi étions
fous comme des balais et heureusement,
les
enfants
voient cette nouvelle expérience
d’un bon œil. Il est donc convenu
au souper
ce soir-là,
lors de notre conseil de famille,
que nous acceptons d’emblée cette
offre
si généreuse.
René et moi passons ensuite le reste
de la soirée à dégeler et nettoyer
notre super/méga/ultra
gros frigidaire. Ce faisant, au grand
désespoir de René, nous
trouvons une fissure
dans un le fond du frigidaire, le long
d’une soudure du ‘ tub de
stainless steel’. Encore une
autre affaire se dit-il…. Il est 01h00 AM
et il décide de
plonger tête première dans le frigo
et d’y tirer une ligne de
Sicaflex.
On verra ce
que ça donne.
Mardi 9 sept, 09h00, la famille
Gigabou se tient devant l’Hôtel de Ville pour aller
y
inscrire
les enfants à
l’école.
Dès 11h00 AM, après être passés acheter une
passe
d’autobus,
nous nous présentons aux deux
écoles en question. Les
inscriptions
officielles et
présentations sont faites et on nous
dit que les enfants pourront débuter
les classes jeudi.
C’est que voyez-vous, en France il
n’y a pas de classe les mercredis.
Jusqu’à cette année,
il y avait des classes le samedi
matin mais ils ont décidé d’abolir
ceci pour la rentrée
cette année car il n’était pas rare le
samedi que les enfants n’étaient
pas disponibles pour
venir à l’école. En effet, il faut
admettre que ça peut être assez
contraignant pour une vie
de famille et que ça coupe une fin de
semaine ‘assez raide’.
Il y a également quatre
périodes de congés scolaires de 15 jours en
cours d’année,
soit pour la
Toussaint,
Noel, février et Pâques. Ca doit être assez
difficile pour les deux
parents de
travailler.
Nous comprenons mieux ainsi pourquoi il arrive
fréquemment que
nous nous rivions le nez sur
des commerces fermés le mercredi. A Paris, entre
autre,
dans le petit quartier près de chez
la famille
Noel chez qui nous logions, la
petite
boulangerie et le marché de fruits
étaient fermés les mercredis. J’allais
oublier…
lors des inscriptions à l’école,
Yolande
nous a également prêté sa voiture sur
l’heure
du dîner. Nous avons tous eu la
même pensée, nous avons fait
ni une ni deux et
sommes
accourus vers l’épicerie ‘Champion’
la plus proche pour aller y
faire quelques
emplettes,
plus particulièrement d’items qui
pèsent lourd à transporter puisque nous avions
une
voiture.
Mercredi 10 sept, nous faisons
l’école le matin, puis je vais inscrire les enfants
à
la
cantine scolaire pour les
déjeûners (dîners). Ils ne peuvent par
apporter de lunch
dans
les
écoles ici.
Le coût des repas varient en fonction du revenu familial
mais le
prix
maximum d’un
repas en coûte 3.30 Euros ce qui est fort respectable
considérant
la
haute gastronomie offerte
à la cantine. En PM, les enfants et
moi allons visiter le
Musée
du Nouveau Monde et nous
apprenons des choses sur l’esclavage, les
cultures
amérindiennes et le troc. Lors
du souper,
nous re-pratiquons nos exposés oraux
car
chaque
enfant s’est préparé pour se
présenter à sa classe pour leur
rentrée à l’école
du
lendemain.
Un grand événement se
produit également ce jour-là….
Notre nouveau
four
est enfin arrivé. Ouf si René peut
réussir à l’installer, on se promet de la
pizza
comme
baptême du petit four, ainsi que des muffins et
du pain
à la courgette
( la
fameuse courgette offerte par Gaby et Jean-Claude lors
de leur visite).
Mercredi 10 sept,
La
Rochelle
Bon,
bon! Ca
va! Je sais
que j’ai pris du retard dans mes récits… mais
mieux
vaut tard que jamais
et je vais tâcher de me rattraper
dans les lignes qui suivent.
Qui a dit que nous étions ici en
vacances?
On n’arrête jamais! Et fidèle à
nous
même, on continue de se coucher vers minuit/une
heure tous les soirs. Hier
encore
on nettoyait et calfeutrait notre frigo rendu à
00h30. Plus
ça change, plus c’est
pareil! C’est que plus on
creuse, plus on trouve des choses qui doivent
être
nettoyées ou réparées… et ça, ça prend du
temps!
Bon où en étais-je? L’enseignement se fait
le matin et l’après-midi est
libre pour les enfants, mais les
sorties scolaires s’accumulent à une
vitesse
fulgurante étant donné la quantité
de visites que nous effectuons. La
moindre
petite activité devient un prétexte
pour une sortie scolaire. En effet,
rien
que d’aller au Marché prend des
allures d’aventure, surtout lorsque
les
enfants en examinant les comptoirs à viande
aperçoivent des poules
dont la tête, les pattes et les
griffes n’ont pas été enlevées, des
cailles
entières avec la
tête.
Nous avons même vu des pigeons à rôtir!!!
Y’a
pas à dire on voit des choses
différentes tous les jours, on apprend
une
multitude de choses et on goûte
toutes sortes de délicatesses toutes
plus
savoureuses les unes que le autres.
Note du
capitaine : Le préféré à Dany
est définitivement le flanc, elle en
mange presqu’à tous les jours. A ce
rythme
la, elle devra se remettre à marcher
le matin …
Nos diverses visites nous procurent
de multiples opportunités d’écriture.
Ainsi il n’est pas rare que
l’avant-midi d’école débute avec de
l’écriture
personnelle
soit dans le journal de bord ou soit
en écrivant une lettre à la
personne de leur
choix. Les enfants se servent
de ces moments pour raconter
leur petit quotidien
et pour résumer les moments forts de
leurs activités.
Par exemple, ce matin
ils devaient écrire sur leur visite
d’hier PM au Musée
d’histoire
naturelle.
Côté social nous avons également été
forts occupés. Lundi soir le 1 sept
nous
avons invité l’équipage de Malik à
venir souper sur Cat Mousses. Mardi,
Judith
et moi avons eu droit à un
après-midi de coaching sur l’enseignement
des
verbes que Denise (Ex-professeur de
primaire)
du bateau Eccentricity nous a
gentiment
prodigué.
Puis
nous étions invités à aller goûter (en soirée)
des
spécialités charentaises à un petit
comptoir de délicatesses culinaires
avoisinant.
Jeudi soir le 4 sept, Cat Mousses a
organisé un BBQ (hot-dogs/hamburger –
style
potluck) pour les derniers
survivants du Retour aux Sources, soit les
équipages
restants de 7
bateaux.
Nous étions 21 personnes au total et le Cockpit a su
nous
accommoder de façon étonnement
confortable. Nous en avons profité
pour fêter
les 40 ans de Judith (sa fête étant
le 11 sept)
et les 42 ans de Marc (12 sept).
Vendredi AM, Malik, après avoir loué
une voiture, nous faisaient leurs au
revoir
(sinon adieux) car ils partaient
visiter l’Europe pour les quatre
prochaines
semaines.
Nous ignorons si nous les reverrons
au cours des mois qui
viendront mais comme
nous leur avons prêté notre tente,
nous gardons espoir
de les revoir
bientôt.
Ce soir-là, comme on se retrouvait
fin seuls en famille,
nous avons ressorti une
vieille tradition de notre vie d’antan et
nous nous
sommes fait une soirée cinéma
avec des petits ‘finger food’, chicken
wings,
nachos, etc. René a finalement
trouvé le fil qu’il nous fallait pour avoir le
son
et l’image sur l’écran télé que nous
avions acheté. C’était pas mal mieux
que
de s’entasser à six pour voir un
petit écran de lap top et finalement on
peut
entendre le son du
film.
Samedi matin, après une visite au
marché (en famille), Denis Noel, sa
femme
Francine et leur fille Catherine
(chez qui nous avions logé à Paris) sont
arrivés.
Ils venaient souper et
coucher.
Après le souper nous sommes allés nous
promener
en ville et le lendemain matin
nous avons visité l’Aquarium.
Cette
visite à l’aquarium
fut grandement appréciée de tous,
c’est vraiment magnifique
comme endroit.
Dimanche PM, nous avons eu la visite
de Gaby et Jean-Claude
Martineau, les amis
français qui avaient hébergé mes
parents cet été. Nous
ne
les connaissions
pas, c’était la première fois qu’on
se voyait et ils sont arrivés
les bras chargés de
victuailles.
Des légumes frais de leur jardin,
des fleurs de
lavande, des bonbons pour les
enfants, des cahiers d’activité, des bières,
vin
et champagne locaux (bien froids) et
une tarte à la prune. Des gens plein
de
bonté et de gentillesse!
Nous
avons soupé tous ensemble sur le bateau et
ce
fut un moment fort
agréable.
Les enfants ont conclu qu’ils ressemblaient à
leurs
grands-parents. D’ailleurs en
regardant les photos, il nous arrivait de
confondre
Gaby avec toi
maman.
Bon, 00h15, c’est le
moment d’aller dormir. Nous avons des
problèmes avec
internet depuis quelques jours
mais tâcherons d’aller dans un Cyber Café
demain.

Antoine à l'école
maternelle Bongraine
Je tâcherai de résumer la présente
semaine dès demain soir mais question
de vous
mettre au parfum… Figurez-vous
que nos quatre mousses
commencent la vraie
école demain matin dans une école
française du coin,
soit l’école de
Bongraine.
La suite dans mon prochain
récit…
Nous avons
bien hâte d’aller les chercher
demain soir pour voir comment ce sera
passée
leur première journée. Depuis deux jours
ils pratiquent un court exposé
oral
afin de raconter leur traversée de
l’Atlantique depuis le départ du 6 juillet
car
il est à prévoir qu’ils seront
sûrement questionnés de long
en large lors
de
leur première journée de
classe.
Plus à suivre… Non non,
on n’était pas
déjà tannés
d’enseigner!
Mais…. Ça fera du bien un petit break!
On a tant à faire
encore.

Thomas, Catherine & Nicolas à l'école
élémentaire Bongraine
Mardi 02 sept,
La
Rochelle
Nous sommes de retour à La Rochelle
depuis le 31 août. Lise et
André
que nous hébergions ont trouvé
refuge ailleurs alors on se retrouve en
famille.
La rentrée scolaire s’est faite
hier, c’est-à-dire lundi le 01 sept… He oui… on
a
fait fi de la Fête du
Travail!
C’est qu’ici cette fête a lieu en mai. Chaque
enfant
pour la rentrée a décoré son bac de
livres en l’identifiant à son nom avec
une
petite touche personnelle (Et oui
Isabelle… encore des bacs!)
Nous nous adaptons à nos nouveaux
rôles de professeurs/élèves. Quand
l
e déjeuner est terminé et que notre
toilette est faite, nous passons à la
salle
de classe où il n’y a plus de maman,
ni papa, ni enfants mais des
professeurs
et des élèves. La glace est
cassée. Ce
sera de l’ouvrage c’est sûr mais nous
y arriverons. Le plus difficile ce
sont les questionnements à savoir si
nous
enseignons de la bonne façon, est-ce
qu’on s’attarde aux bons sujets,
est-ce
qu’on dose
bien … . Mais tout de même, je
dois admettre que malgré ma
très courte préparation pour ne pas
dire (ma quasi inexistante
préparation)
je suis étrangement calme et je ne
m’en fais pas trop à date. J’avais plein
de
bonnes intentions, lors de notre
traversée, je devais passer à travers le
matériel
didactique, le programme de la
commission scolaire, les normes
d’apprentissages,
etc. Je voulais me bâtir un
plan de travail, des échéanciers
et tout le
tralala… Finalement, le 01 sept est
arrivé sans crier gare et je n’avais
rien de fait alors
j’y vais à l’oreille comme ça
vient. Mais
je vois par contre que
je n’y arriverai
pas seule. A quatre niveaux
d’enseignement dont 3 qui
nécessitent une
supervision assez étroite, compte tenu du bas
âge, j’avoue
que deux professeurs ne
seront pas de trop. Il fallait voir les
yeux pétillants
d’Antoine le matin du 01 sept à son
réveil.
Il avait un sourire…. et des
yeux…
mon Dieu qu’il était
heureux!
Aujourd’hui c’est l’école qu’il
disait!!!
Il ne s’en
pouvait plus à Paris, il voulait
juste revenir au bateau et je ne savais pas
pourquoi.
Sûrement parce qu’il avait hâte de
commencer l’école finalement.